Bovins croissance : Priorité au progrès génétique et à l'alimentation

Le troupeau allaitant aubrac du Gaec Defargues est suivi par Bovins croissance.

La famille Defargues, qui exploite 96 ha à Saint-Cirgues-de-Malbert avec un troupeau allaitant aubrac, adhère à Bovin croissance depuis 2006 et pour David, installé en Gaec avec ses parents, la question de l'adhésion ne se pose pas : “J'ai 100 % de vaches aubrac. Le travail de pesée et de sélection réalisé avec Bovin croissance me permet de progresser deux fois plus vite sur mes objectifs prioritaires : la valeur laitière des mères et la croissance des veaux. On réforme pour cause d'infertilité, de mauvaise production laitière et de mamelle défectueuse tout en gardant un oeil sur la docilité des animaux”.

Travailler avec l'IA pour maîtriser la reproduction

En 2010 apparaît le blanc bleu belge dans les paillettes d'insémination. Le croisement va concerner la moitié du troupeau et le blanc bleu va remplacer le charolais. L'insémination animale (IA) permet de progresser plus rapidement. David insémine lui-même grâce à sa formation d'inséminateur : “Je veux un maximum de vêlages en septembre (80 programmés pour 2010) et une vingtaine en avril. Pour synchroniser les vaches, je réalise un flushing alimentaire avec du maïs ensilage acheté. J'insémine pendant un mois, les trois premières semaines en pur et la quatrième semaine en blanc bleu”. Ainsi, les génisses de renouvellement seront issues de la première IA, et donc des vaches les plus fertiles. Les animaux sont hivernés en stabulation libre avec caméra pour une surveillance des chaleurs. Les associés du Gaec concilient un chargement élevé (1,1 UGB/ha SFP), avec 100 % d'herbe et de la transhumance. Un vêlage précoce en septembre permet de sevrer les veaux tôt au printemps et d'envoyer en estive des vaches taries et les génisses pleines. Par contre, la descente se fait autour du 20 août, juste avant les mises bas. Le vêlage d'automne nécessite des stocks fourragers en quantité et qualité. Vu son chargement élevé, Robert Defargues ne se prive pas d'engrais même s'il est cher.

Du maïs ensilage acheté pour l'hiver

Malgré l'optimisation des ressources, le bilan fourrager nécessite l'achat de maïs ensilage plante entière conditionné en balles rondes. “Le conditionnement en balle ronde permet une utilisation en fonction des besoins qui ne génère aucune perte et autorise une distribution manuelle. Il coûte un peu cher (76 e/tonne brute en 2008/2009 pour 52 tonnes achetées) mais ramené à l'UF, il est compétitif avec le concentré, témoigne le Gaec. On l'utilise pour toutes les catégories d'animaux”. Lionel Gaillard et Bernard Lafon de Bovin croissance sont intervenus pour caler les rations et s'assurer que le dispositif fonctionne bien au regard de la croissance des veaux (pas de complémentation avant quatre mois) et de l'état des vaches à la mise à l'herbe. Le maïs est utilisé aussi pour la repousse des mâles et l'engraissement des vaches et des génisses. Toutes les femelles non conservées pour le renouvellement sont engraissées pour la boucherie (génisses Saint- Étienne), de même que les vaches de réformes dont certaines partent dans la filière BFA (Boeuf fermier aubrac). L'effort d'adaptation au marché italien porte sur le dessaisonnement des vêlages. Le marché du broutard semble s'orienter vers des animaux plus légers, en tout cas plus jeunes.

 

S'adapter au marché

Les Defargues ont anticipé, comme le souligne David : “En 2010, nous avons vendu les mâles au sevrage, plus légers de 30 kg en moyenne. On s'y retrouve au niveau tarif : 3,05 euros pour les croisés blanc bleu, 2,90 euros pour les croisés charolais et 2,44 e pour les aubracs purs pour des poids de 375 kg en croisés et 384 en pur”. Cette tendance aux veaux plus légers simplifie le travail en supprimant la phase de sevrage ainsi que la conduite des reports en bâtiment. Pour le Gaec, la performance technique est prioritaire car dans un élevage allaitant, elle participe à plus de 50 % du produit d'exploitation et conserve un lien étroit avec l'efficacité économique.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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