Bretagne : doublement des aides pour le développement rural

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Bretagne : doublement des aides pour le développement rural
Stéphane Le Foll devrait rencontrer le 22 novembre le Commissaire européen à l’agriculture.

A l’occasion de leur déplacement en Bretagne vendredi, les ministres Stéphane Le Foll et Guillaume Garot ont annoncé des mesures pour l’agriculture et l’agroalimentaire bretons dont un doublement du fonds FEADER pour le développement rural.

« Il a été annoncé aujourd’hui le doublement du budget européen pour le développement rural de la Bretagne (fonds FEADER) sur la période 2014-2020, passant ainsi de 175 à 368M€ », précisent  les ministres dans un communiqué. Ces sommes seront notamment destinées à la modernisation des élevages et des outils industriels.

Les  ministres de l'Agriculture et de  l’Agroalimentaire étaient vendredi  en Bretagne pour rencontrer  le président de la Région et le Préfet, les représentants régionaux de l’agriculture, de l’agroalimentaire et des salariés.  Objectif : répondre aux difficultés actuelles et préparer avec eux le Pacte d’Avenir pour la Bretagne.

Pacte d’avenir : un plan spécifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire

A cette occasion, Guillaume Garot a annoncé que plusieurs entreprises de l'agroalimentaire breton ont d'ores et déjà proposé 320 emplois, immédiats ou après formation, dans le Finistère.

Le Pacte d’avenir pour la Bretagne (contrat de plan État-Région) sera signé dès la fin du mois de novembre et devrait mobiliser plus d'1 Md€. Il prévoit un plan spécifique pour l’agriculture et l’agroalimentaire, avec : des mesures pour les filières porcine et avicole, le développement de la méthanisation, une simplification réglementaire des installations et des programmes d’action contre la pollution par les nitrates, précise le ministère. Des plans de développement à l’exportation personnalisés seront également  développés. Sans oublier un volet agroécologique.

Agrandissement des élevages porcins, sous conditions

En matière de réglementation, le ministre annonce la mise en place d'un régime d'enregistrement pour les élevages porcins, qui permet une réduction du délai d'instruction des dossiers (5 mois environ au lieu de 12 mois minimum aujourd’hui) tout en maintenant, selon lui, le même niveau d'exigence environnementale. « Depuis près de 20 ans, en Bretagne, il n’était pas possible d'augmenter la taille des élevages. Cette nouvelle règlementation va permettre, sous conditions, l’agrandissement des élevages », explique-t-il.

En contrepartie, chaque agriculteur devra déclarer toutes les quantités d’azote produites et échangées. « Il y aura ainsi une transparence totale et contrôlée de l'azote produit à l’échelle du territoire, permettant un respect scrupuleux des exigences de la directive nitrates, dans un contexte de contentieux communautaire » indique le communiqué du ministère qui prône une approche « pragmatique et agronomique » : plutôt que raisonner uniquement sur les effluents des élevages, on prendra en compte tout l'azote.

Soutien à la filière volaille export

Stéphane Le Foll devrait rencontrer le 22 novembre le Commissaire européen à l’agriculture avec une délégation de représentants de la filière volaille. « Il ne pourra pas s’agir de revenir sur la fin des restitutions (aides à l’export), mais d’accompagner la filière dans cette nouvelle donne, et d’envisager d'autres possibilités d'aides : pour les investissements dans les abattoirs et les élevages, pour la promotion à l’export », prévient-il.

4M€ d’aides d’urgence seront mobilisés par la France pour la filière volaille export.

Source Ministères

Publié par SC

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Commentaires 1

coco

Le Foll défends la bretagne au détriment des autres régions. Déjà avec la surprime au 50 premiers ha et la transparence uniquement pour les GAEC. Copié collé de la structure des exploitations bretonnes.

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