Bruxelles : L'UE veut prolonger l'intervention pour le beurre et le lait en poudre

Les ministres européens de l'Agriculture se sont mis d'accord lundi sur le principe d'une prolongation, jusqu'à fin février 2010, du système dit d'intervention pour le beurre et le lait en poudre.

Lors d'une réunion à Bruxelles, ils ont très majoritairement soutenu cette proposition d'extension du système d'intervention qui donne droit à des achats sur fonds publics à un tarif garanti, lorsque les prix sur le marché sont trop bas. Les produits sont ensuite stockés et revendus ultérieurement.

Afin d'éviter que ce système ne devienne un débouché en soi et ne dope artificiellement la demande, cette période d'achats « d'intervention publique », ouverte le 1er mars, devait arriver à échéance au 31 août.

Les ministres ont soutenu l'idée d'une prolongation jusqu'à fin février 2010 « en vue de contribuer à alléger les difficultés rencontrées sur le marché du lait ». La décision sera formellement adoptée en octobre, après consultation du Parlement européen.

L'Italie propose un échange de quotas entre pays

Le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire, s'est dit satisfait de cette décision. En revanche, le président de la fédération allemande des producteurs de lait (BDM) a jugé cette mesure inutile. Il estime que cela ne fait que repousser le problème. «Le réveil difficile se produit plus tard, quand les produits stockés sont de nouveau sur le marché », a-t-il averti.

Les autorités italiennes se sont également dites « absolument opposées » à la proposition de la Commission et préconisent des mesures structurelles. « Les 600 millions d'euros qui vont être dépensés pour retirer du marché du lait en poudre et du beurre pourraient servir à aider les quelques milliers d'entreprises aujourd'hui en difficultés à se retirer du marché », a souligné le ministre italien de l'Agriculture Luca Zaia. L'Italie propose également d'instaurer des échanges de quotas laitiers entre pays.

Au contraire de la France, l'Italie produit régulièrement plus de lait qu'elle n'est autorisée à le faire en Europe, du fait notamment du succès de certains de ses produits phares sur le marché, comme la mozzarella ou le parmesan, et doit pour cela payer des pénalités.

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