Budget européen : des coupes moins importantes pour la PAC

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Budget européen : des coupes moins importantes pour  la PAC

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'est déclaré "satisfait" de l'évolution des négociations sur le budget européen pour la période 2014-2020 dont la dernière mouture prévoit pour la PAC 8 milliards d'euros supplémentaires par rapport au projet initial.

Dans son nouveau projet de compromis sur le budget global, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a maintenu cette nuit sa proposition initiale de budget à 973 milliards d'euros, soit 1,01% du PIB européen.

Les exigences des Britanniques et de leurs alliés suédois et néerlandais, qui réclament des coupes plus importantes dans le budget, ont été rejetées. Pour tenter d'arracher un accord, il a, au contraire, fait un geste à l'adresse des pays qui défendent la politique agricole commune (PAC) et les fonds de cohésion, comme la France, l'Italie et la Pologne en proposant une nouvelle ventilation des fonds.

L'enveloppe pour la PAC, proposée dans la nuit, prévoit donc 8 milliards d'euros supplémentaires par rapport au projet initial qui prévoyait au total 25,5 milliards d'euros de coupes, dont 13,2 pour l'enveloppe destinées aux aides directes et aux interventions sur les marchés. 10,6 milliards de plus vont également à la politique de cohésion en faveur des pays les plus pauvres. Pour cela, il soustrait 20,3 milliards pris sur plusieurs enveloppes, dont 13 aux budgets pour la croissance et les grandes infrastructures.

"Je suis satisfait du fait que l'on ait progressé et que la ligne de la France ait été entendue", a déclaré Stéphane  Le Foll. "Mais il faut continuer. C'est insuffisant", a-t-il indiqué, évoquant la nécessité d’obtenir « 10 milliards supplémentaires ».

Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont décidé dans la nuit de suspendre leurs travaux jusqu'à vendredi midi, afin d'examiner une nouvelle proposition de compromis sur le projet de budget européen pour la période 2014-2020. La plupart des chefs d'Etat et de gouvernement jugeaient cependant peu probable, à l'issue d'un premier tour de table, la conclusion d'un accord en cette fin de semaine et prédisaient l'ajournement des discussions jusqu'à un futur sommet.

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