Cantal conseil élevage : 50 000 vaches contrôlées

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Cantal conseil élevage : 50 000 vaches contrôlées
Une AG marquée par le passage de témoin entre François Fayolle et Joël Guillemin à la direction. - S.Aymard / APAP

Conscient des enjeux actuels de la filière, Cantal conseil élevage fait montre de son expertise auprès de la production.

Lors de l’assemblée générale de Cantal conseil Élevage (CCE), le 2 décembre à Chaussenac, le président, Jean-Marc Brunhes, a tenu à réagir à l’actualité. “Un profond changement se profile au sein de la filière laitière avec la fin des quotas laitiers. Nous allons passer d’un système administré à un système qui favorise l’esprit d’entreprise et les initiatives individuelles”, a-t-il précisé. L’ouverture à la concurrence, voilà le point majeur à retenir. “On va découvrir dans quelques mois les effets de cette directive, en espérant que la concurrence ne va pas ouvrir la boîte de Pandore au niveau de la profession”, explique Jean-Marc Brunhes.

90% du budget assurés par les cotisations

Le bilan de l’exercice 2013, donné par le directeur François Fayolle et son successeur Joël Guillemin, montre le bon dynamisme de CCE. “Nous avons passé cette année le cap de 50 000 vaches contrôlées par nos services”, se réjouit le nouveau directeur. La tendance actuelle se confirme depuis déjà plusieurs années : le nombre d’éleveurs sur le département diminue, mais le nombre de vaches par exploitation augmente ainsi que les rendements. Avec un nombre d’adhérents de 1072 sur les 1760 producteurs que compte le département, cela représente 60 % des éleveurs laitier et 80 % de la collecte de lait est contrôlée par les services de CCE. Le bilan financier montre l’importance des cotisations. “Elles s’élèvent à 1 259 336 euros pour un budget global de 2 300 000 euros,  90 % des produits  de CCE, ce sont les produits de vos cotisations”, a expliqué le directeur sortant aux adhérents présents dans la salle. Dans un contexte où l’État se désengage de plus en plus, l’autonomie financière devient primordiale. “À l’avenir, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes”, conclut le président. Mais les résultats qui importent les éleveurs, ce sont surtout les résultats techniques. La  production moyenne par vache est de 6 111 litres par an, “ce résultat est lié aux aléas de chaque année”, explique Joël Guillemin. En 2013, la moyenne du nombre de vaches par exploitation était de 46,4. En 2014, elle est passée à 48. “Ce qui donne deux vaches supplémentaires par exploitation”, résume Jean-Marc Brunhes. L’évolution du prix du lait et de l’alimentation est également mentionnée par le nouveau directeur : 361 euros par 1 000 l, 303 euros le prix du concentré par tonne. “Cela donne une idée du coût de production.”

 

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