Cantal : Le département n'est pas loin d'avoir une “Grande Gueule”

Jean-Marc Authié

La grande campagne de promotion et de valorisation du Cantal suit son cours. Le département était en première ligne mercredi avec une apparition remarquée sur RMC.

Le 3 mars se voulait être la grande journée du Cantal au Salon de l'agriculture. Et effectivement, le département aura été l'attraction. Tout d'abord grâce à Aïda, la salers tête d'affiche du Sia 2010, a fait l'unanimité auprès de tous les visiteurs. Ensuite, parce que le Cantal, via son élevage, aura su parfaitement communiquer et vendre son image.
Une opération médiatique, un buzz national qui a commencé le mercredi matin avec la diffusion des Grandes Gueules sur RMC. En direct du stand salers, Vincent Descoeur, député et président du Conseil général, et Bruno Dufayet, président de Salers évolution, sont intervenus durant l'émission animée par Olivier Truchot. De 11 heures à 14 heures, il a été question d'agriculture bien sûr, mais également de ruralité.

“On vient dans le Cantal par choix”

C'est sur ce thème qu'intervenait en premier Vincent Descoeur, entre 11 h 30 et 11 h 45. Un gros quart d'heure où le député a répondu à l'animateur, mais aussi à ses intervenants tels que Sophie de Menton, chef d'entreprise, Jacques Maillot, fondateur de Nouvelles Frontières, ou encore Sylvain Grandserre, maître d'école. “Le Salon, c'est une formidable vitrine pour le monde rural. C'est rappeler aussi qu'il y a une vie après le périph et que l'on ne skie pas qu'à Courchevel”, déclarait-il en introduction. Très détendu, Vincent Descoeur s'est senti parfaitement à l'aise dans son rôle. Il relevait que “l'agriculteur n'a pas envie d'être un simple jardinier. Il veut vivre de son métier”. Titillé par l'animateur sur la ruralité et l'appartenance du député au même groupe politique que Nicolas Sarkozy, le président du Conseil général a été on ne peut plus clair. “Je n'attends pas du Président de la République qu'il m'endorme. J'attends qu'il me donne des solutions. Il faut toiletter l'image des départements ruraux certes. Mais quand on vient chez nous, c'est par choix”. Et de poursuivre : “Vous savez, le Cantal est l'un des premiers départements équipé en matière de haut débit. C'est pareil dans le domaine culturel. Nous avons certainement la manifestation la plus branchée et la plus contemporaine avec le Festival international de théâtre de rue d'Aurillac. Alors qu'à Paris, quand on parle d'opéra, tout le monde croit que c'est une station de métro”.

 

Promotion encore

Un peu plus tard, les éleveurs salers prenaient la relève. Le président Dufayet rappelait au passage que “les coûts de production se sont envolés alors que la rémunération diminue et notre marge se réduit d'autant plus”. “Mes revenus ont baissé de 40 % l'an dernier”, appuyait Marie-Claude Fourtet, éleveur salers en Corrèze. Voulant conclure sur une note positive, Bruno Dufayet lançait à l'antenne qu'il “faut arriver à développer la filière en se rapprochant du consommateur. La filière de courte durée, c'est l'avenir pour nous. Nous sommes ici pour promouvoir la race, mais aussi la qualité de nos éleveurs”. Promotion justement. La soirée Cantal aura été marquée par le passage de nombreuses personnalités venues rappeler leur soutien et autres partenariats envers la marque rouge. Pêle-mêle, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, Alain Marleix, secrétaire d'État aux collectivités territoriales, Christian Prudhomme, patron d'Amaury sports organisation (Tour de France, Paris-Nice, Paris-Dakar, Oxygen Challenge...), Jean-Luc Petitrenaud (animateur gastronomique) ou encore Gilles Vale (producteur des GG sur RMC), l'actrice Danièle Évenou... L'occasion également de faire connaissance avec le monde économique impliqué dans l'agroalimentaire cantalien. Pierre Toutel, directeur commercial France pour Autogrill (leader mondial de la restauration au service des voyageurs) : “Nous sommes implantés sur les autoroutes, les gares, deux aéroports ou encore sur le Carrousel du Louvres. Chaque année, on s'attache à mettre en avant le patrimoine gastronomique d'un territoire. Là, ce sont 25 produits du Cantal qui sont proposés à quelque 25 millions de clients sur deux mois. Et ça marche bien”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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