CER : Mutualisation, coopération et ouverture

Patricia Olivieri

Le Centre d'économie rurale veut développer les partenariats tant au niveau local qu'avec ses homologues du réseau CER, tout en jouant la carte de l'ouverture.

C'est sur ce triptyque que le CER France Cantal, qui tenait son assemblée générale mardi à Arpajon-sur-Cère, entend tracer sa voie dans les années à venir. Fort de 3 713 adhérents, le Centre d'économie rurale cantalien n'en demeure pas moins convaincu en effet qu'il faut bouger les lignes en commençant par “jouer collectif au sein du réseau CER France et avec nos voisins”, comme l'a relevé son président Thierry Valette. Si le partage de moyens, en particulier informatiques, tout comme la formation du personnel, était déjà de mise au sein du pôle Unigestion (regroupant les quatre centres d'Auvergne), les conseils d'administration de ces centres ont décidé de s'engager dans une véritable réflexion stratégique commune afin d'identifier de nouvelles économies d'échelle possibles sans pour autant envisager une quelconque fusion. Un projet stratégique rebaptisé E=MC5, la Lozère ayant depuis l'automne rejoint ses confrères auvergnats.

Un appel du pied aux OPA

“Nous avons fait le constat d'une forte évolution de notre métier ces dernières années, avec des conseils qui nécessitent d'être de plus en plus pointus, explique T. Valette. Ce qui suppose de recruter du personnel très au fait, cela a un coût financier qu'il nous est apparu pertinent de mutualiser”.
Partenariats géographiques mais aussi transversaux : c'est ce qu'a prôné le président appelant au développement de synergies entre organisations agricoles départementales (OPA). “C'est quand même dommage que dans le contexte de crise laitière actuelle, Contrôle laitier, Chambre d'agriculture et CER ne puissent se mettre autour d'une même table pour apporter un accompagnement global à des adhérents le plus souvent communs à nos différentes structures”, a déploré T. Valette, précisant que les OPA du Jura et du Doubs avaient su se fédérer en ce sens.
Et le CER regarde déjà plus loin : en aidant ses adhérents à préparer l'avenir et notamment leur retraite. “En agriculture, on investit souvent en “peinture fraîche” (NDLR : matériel) pour ne pas payer de cotisations sociales, je pense qu'il serait tout aussi logique d'investir pour notre retraite complémentaire via des supports tel Predicagri. Nous sommes peut-être la seule profession à pouvoir réaliser de l'épargne retraite en déduisant ces placements de nos cotisations sociales”, développe T. Valette. Des réunions de secteur sont prévues cet
automne pour présenter cette approche.

Source L'Union du Cantal

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