Ces volumes qui diluent les charges

Rédaction Vendée agricole

Lait : Au terme de la première année de fonctionnement du bassin Charentes-Poitou, le point de vue de Nicolas Nerrière, JA installé dans le canton du Poiré-sur-Vie qui a conforté son installation grâce à l’arrivée de volumes gratuits.

Pouvez-vous décrire votre exploitation ?

Nicolas Nerrière : Nous sommes trois associés en GAEC à Aizenay et spécialisés dans la production laitière. Nous avons aussi une activité d’engraissement des JB laitiers issus de l’exploitation. Je me suis installé il y a 5 ans avec une attribution de 100 000 litres de lait gratuits et à cette époque, nous avions dimensionné le bâtiment d’élevage pour produire plus de volumes.

Avez-vous bénéficié de volumes supplémentaires au cours des dernières campagnes ?

NN : Oui, nous avons pu conforter l’atelier laitier grâce à l’accès à d’autres volumes gratuits chaque année via la modernisation départementale, puis régionale. Avec près de 200 000 litres de lait supplémentaires acquis depuis cinq ans, mon installation en a vraiment été confortée. D’ailleurs, les résultats comptables sont supérieurs à ceux que j’avais inscrits dans mon PDE lors de mon installation. Ces volumes supplémentaires sont venus diluer les charges fixes de l’élevage.

 Quels sont les leviers que vous avez utilisés pour faire plus de volumes ?

NN : Deux éléments essentiels nous ont permis de produire ce volume supplémentaire. Tout d’abord, nous avons choisi de diminuer notre activité d’engraissement pour réserver plus de surface fourragère pour les vaches. Le deuxième point qui me parait essentiel c’est l’irrigation. Sur notre exploitation, toute notre ressource fourragère est sécurisée via l’irrigation et une chose est sûre, c’est que sans irrigation, mon installation n’aurait pas été possible.

 Comment voyez-vous l’avenir ?

NN : Je crois vraiment en la production laitière et je souhaite investir en ce sens. Là, nous avons réussi à moderniser notre exploitation et optimiser nos charges. La mise aux normes réalisée il y a cinq ans est bientôt à revoir. Le bâtiment des vaches est plein. Bref, les investissements sont à réfléchir de manière globale sur l’exploitation si nous voulons faire plus de lait. Pour le moment le bâtiment est fonctionnel alors je pense que nous allons nous concentrer sur le stockage des effluents au cours des prochaines années. A moyen terme, je souhaite me regrouper avec un voisin qui produit aussi du lait. Investir régulièrement ne me fait pas peur. C’est normal de moderniser nos outils et si des volumes gratuits viennent nous y aider, c’est encore mieux !

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