Chambre d'agriculture de la Mayenne : Diagnostic colza : des références à destination des agriculteurs

Le colza occupe 10 000 ha en Mayenne et prend la 3eme place des cultures assolées, derrière le maïs et le blé.Les surfaces ont progressé depuis quelques années. Les rendements records en 2009, avec une moyenne départementale proche des 40 q/ha, et le prix de vente de cette céréale permettent de dégager des perspectives pour cette tête d'assolement et cette plante qui valorise les effluents.

Un partenariat entre Institut technique et les Chambres d'Agriculture de la Région

Les chambres d'Agriculture de la région sous l'impulsion du CETIOM ont débuté un travail de suivi agronomique de cette culture depuis trois ans et ont été depuis rejointes par d'autres partenaires (Coopératives, CIVAM…). L'objectif est de suivre l'itinéraire technique et le développement physiologique du colza afin de déterminer les facteurs de rendement primordiaux pour cet oléagineux.

Des observations enregistrées et valorisées

Le travail réalisé permet de mettre en avant des solutions techniques adaptées à notre département. Citons par exemple un ravageur : le charançon de la tige qui est depuis trois ans très préjudiciable, beaucoup plus que les mélighètes trop souvent pris en compte dans l'itinéraire des agriculteurs. Le suivi montre aussi la très bonne valorisation des effluents d'élevage avec la possibilité d'apporter souvent peu d'azote minéral lorsque le colza se développe correctement avant l'hiver. Les bons rendements 2009 s'expliquent par un nombre de siliques souvent important et surtout à un poids de mille grains élevé par rapport aux années précédentes. Peu d'excès d'eau l'hiver, une pression des maladies faibles et pas de stress climatique en fin de cycle sont des éléments déterminant dans les composantes de rendement.

Une communication plus pertinente

Les messages et les conseils techniques sont valorisés au travers de la presse, du bulletin agronomique de la Chambre d'Agriculture, des sites internet et des conseillers sur le terrain. Au final, c'est l'agriculteur qui peut adapter ses interventions dans un souci économique et dans le sens d'une agriculture durable.

Contact : Jean Philippe RIGAUD - 02 43 70 10 70

Source Chambre d'agriculture

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