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Chambre d'agriculture 53

07/02/08
Mayenne - Actualités générales

Chambre d'agriculture de la Mayenne : Phyto : soigner les conditions de pulvérisation

L'optimisation des traitements et la modulation des doses passent par de bonnes conditions d'application. Nous donnons ici quelques points de repères sur les aspects à prendre en compte.

D'abord le bon produit au bon moment

Le stade d'intervention est souvent décisif. Par exemple, sur blé, si on intervient trop tôt sur gaillet en sortie hiver, les levées tardives ne seront pas contrôlées. En désherbage de post-levée, il faut intervenir très tôt sur les renouées des oiseaux. Sur blé, le traitement antifusariose doit intervenir début floraison. La recherche de bonnes conditions d'intervention ne doit pas se faire aux dépends du stade d'intervention

Hygrométrie, température

Depuis plusieurs années maintenant, chacun a entendu parlé de l'importance de l'hygrométrie et les hygromètres se généralisent (vérifier leur étalonnage – ils donnent parfois des résultats aberrants).

Soir ou matin ? Les 2 se défendent et il n'y a pas de résultats expérimentaux pour trancher. Globalement, nous avons une petite préférence pour le matin : les plantes se sont réhumectées pendant la nuit, il y a un peu de rosée, souvent il y a encore peu de vent.- au total, les plantes paraissent plus réceptives le matin. Evidemment, même en désherbage maïs ou pour un fongicide blé, il y a des jours où les conditions sont excellentes en plein après-midi.
Pour des insectes à activité nocturne (altises, zabre,…), il vaut mieux traiter le soir. C'est peut-être aussi plus sûr vis-à-vis des abeilles. Pour les sitones sur pois, il vaut mieux intervenir en pleine période d'activité donc l'après-midi par beau temps.



Rosée ? Globalement, une petite rosée est favorable (gage d'une bonne hygrométrie). Il faut vraiment une forte rosée pour craindre du lessivage.
(Mais pour le bromxynil phénol sur maïs, il faut intervenir sur végétation sèche, pour éviter le risque de brûlures).

Pour la température, il faut voir au cas par cas, à la fois pour l'efficacité et pour la sélectivité (températures élevées, écarts importants entre le jour et la nuit). Pour beaucoup de produits (régulateurs, antigraminées foliaires type Célio, …), il faut tenir compte du temps des jours suivants (et éventuellement des jours précédents).

Volume d'eau et buses

Réduire les volumes d'eau permet de gagner en autonomie et donc en débit de chantier (et donc éventuellement de mieux positionner les traitements).
Avec un pulvérisateur en bon état, on peut intervenir en toute confiance avec un volume d'eau de 100-150 litres. Les questions se posent plutôt pour des volumes inférieurs, 75 l/ha par exemple.
(Il y a quelques cas où on conseillera plutôt la fourchette haute : pucerons à l'épiaison, traitement antifusariose à la floraison, produit de contact sur une végétation abondante.)

Buses antidérive ? Il y a plusieurs principes : à injection d'air, de type miroir,… Dans tous les cas, on limite la part des petites gouttes. On pourrait donc craindre une moins bonne couverture. En pratique, la question ne se pose que si on traite à moins de 100 l/ha. (Arvalis déconseille par exemple de traiter à moins de 80 l/ha avec des produits de contact).

Adjuvants : dans quelques cas

L'utilisation d'adjuvants peut avoir plusieurs objectifs, le principal étant de jouer sur la pénétration du produit dans la plante. L'évaluation de l'efficacité est complexe puisqu'elle dépend de l'adjuvant lui-même (ils ne sont pas interchangeables), du produit avec lequel on l'utilise (qui contient déjà des formulants), de la cible (par exemple plantes plus ou moins mouillables) et des conditions climatiques.

Limiter la dérive ? Sans rentrer dans le détail des essais Arvalis (parfois un effet, parfois non, en fonction des produits et de leur formulation), on retiendra que c'est de toute façon moins efficace que les buses anti-dérive et que ça ne suffit pas à justifier leur utilisation.

Augmenter l'efficacité en améliorant l'étalement, la rétention, la pénétration ? Evidemment les herbicides racinaires ne sont pas concernés. Avec les régulateurs sur céréales, il peut y avoir un effet mais irrégulier. Avec les fongicides sur céréales, pas d'effet d'après les essais Arvalis.
Donc la question se pose surtout pour les herbicides foliaires. Il y des cas où tout le monde s'accorde pour dire que les adjuvants sont utiles : huile avec les antigraminées foliaires (type Célio) et, dans une moindre mesure, avec les sulfonylurées antigraminées (type Archipel), Génamin avec le glyphosate, etc.
En dehors de ces situations bien répertoriées, on ne voit en général rien de flagrant (parfois une action plus rapide sans que la note finale soit réellement améliorée). Comme le coût est relativement modeste, on ne peut pas dire que ce soit une grosse erreur économique mais en tout cas, on peut s'en passer.

Eaux dures ? La dureté de l'eau correspond à sa teneur en ions calcium et magnésium. En Mayenne, les communes concernées par des eaux dures (+ de 30 °F) sont peu nombreuses (au centre-est, en gros entre Montsûrs et Meslay du Maine). D'après Arvalis, seul le glyphosate est connu pour être sensible à la dureté de l'eau. Le remède : utiliser du Genamin (ou du sulfate d'ammonium pour les eaux les plus dures).

Source : Chambre d'agriculture de la Mayenne

Hélène GERMON
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