Chambre d'agriculture de la Mayenne : Regards sur les prairies Mayennaises

Hélène GERMON

Au printemps 2008, la Chambre d'agriculture a engagé un travail d'enquête auprès d'éleveurs du département afin de faire un état des lieux des pratiques de fertilisation et d'entretien de leurs prairies. L'objectif se voulait aussi prospectif quant aux attentes des éleveurs et aux actions futures à mener.

L'échantillon a été élaboré sur la base du ratio Surface en Herbe/Surface Fourragère Principale en lien également avec la spécialisation des élevages.

L'association ray-grass Anglais - trèfle blanc reste dominante dans les prairies installées

L'association RGA-TB est présente à près de 93% dans les systèmes laitiers enquêtés. L'évolution vers des prairies multiespèces plus robustes se retrouve principalement dans les systèmes allaitants ou mixtes. 1/3 des élevages allaitants enquêtés valorisent des prairies à flore variée.

Du côté de la fertilisation

Les pratiques de fertilisation azotée restent modérées et en adéquation avec le potentiel de production des prairies. 64% des éleveurs questionnés apportent en moyenne 65 unités d'azote/ha/an (équivalent à deux apports d'ammonitrate de 100 kg/ha). Des disparités existent entre les systèmes et selon la surface en herbe par animal. 90% des éleveurs allaitants apportent au maximum 50 unités d'azote/ha/an sur leurs prairies. Ces pratiques de fertilisation sont à rapprocher du niveau de valorisation de l'herbe au pâturage. Sur ce point,à même niveau de fertilisation azotée, des écarts importants existent entre les élevages en particulier laitiers. Les pratiques de fumure de fond ont évolué. 90% des éleveurs tout système confondu n'apportent ni phosphore ni potasse. Cette pratique est à relier aux apports de matières organiques qui progressent notamment dans les systèmes laitiers puisque plus de 60% des éleveurs apportent des fumiers ou lisiers sur les prairies. 26% des surfaces en prairie reçoivent 16% de l'azote maîtrisable.

Chardons et rumex…

Ces deux espèces sont les causes principales du salissement des prairies mayennaises. La lutte contre ces espèces est d'abord mécanique (broyage). 22% des exploitants enquêtés utilisent des herbicides. Ces problèmes de salissement et la baisse de productivité sont les principales causes de retournement des prairies temporaires.

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