Chambres d'Agriculture: le monde agricole français "au bout d'un système", selon le nouveau président

Chambres d'Agriculture: le monde agricole français "au bout d'un système", selon le nouveau président

Le nouveau président de l'Assemblée permanente des Chambres d'Agriculture (APCA), Claude Cochonneau a déclaré jeudi que le monde agricole français était "au bout d'un système" et devait s'inquiéter d'être mieux rémunéré plutôt que de produire plus.

"On peut penser qu'on est au bout d'un système où il ne suffit plus de diminuer le nombre d'agriculteurs et augmenter les volumes pour s'en sortir", a déclaré le président nouvellement élu lors d'un point presse. "Le problème de base c'est le revenu" des agriculteurs, et donc "la répartition de la valeur ajoutée qui reste inéquitable et injuste", mais également la compétitivité agricole qui nécessite "une baisse des charges", a-t-il assuré. Aujourd'hui pour un jeune qui s'installe, le niveau de travail et d'investissement par rapport au revenu dégagé est "à la limite du raisonnable", souligne M. Cochonneau. "Il faut qu'on revienne à une politique de filière qui aurait le souci du revenu de l'agriculteur, alors qu'aujourd'hui l'agriculteur est la variable d'ajustement", a-t-il clamé.  

"Des systèmes agricoles fragiles"

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Claude Cochonneau, 59 ans, a succédé mercredi à Guy Vasseur qui a souhaité quitter la présidence de l'APCA avant la fin de son mandat. Agriculteur dans la Sarthe, il est président de la chambre d'agriculture des Pays de Loire. Elu jusqu'à fin 2018, M. Cochonneau, qui était jusqu'en 2014 l'un des vice-présidents du principal syndicat agricole FNSEA, a assuré qu'il comptait garder les orientations de son prédécesseur. Arrivé à la tête de l'APCA à l'issue d'une année catastrophique pour la production agricole française, il estime que cela prouve que "nos systèmes d'exploitation sont trop fragiles par rapport au contexte économique et climatique. Notre fil rouge c'est comment s'adapter à un environnement changeant, et comment installer des jeunes dans des systèmes plus vertueux".

A lire : Claude Cochonneau répond aux questions de Pleinchamp

Source Avec AFP

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Commentaires 21

@roms

Quand on regarde objectivement Il y a nombre de choses gratuites qui sont les prérogatives des chambres , au-delà la cour de compte ne leur permet pas les déficits. Pour les services payants tu peux choisir le conseil fort cher du cer ou autres tu as le choix, qui a fait le grenelle la pac etc... Les services ne sont qu une,proposition

@etama

Un peu aigri , c marrant les agriculteurs et leur syndicat se sont créer des Coop , des filières industrielles d intégration des banques des assurances qui maintenant les piétinent ,les tiennent et tous se posent la question des responsabilités des autres mais jamais des siennes , rien n i tendit de change de metier

Acid

C est étonnant on retrouve chez les agriculteurs ce sentiment qu eux seuls travaillent , ce qui parfois est faux certains travaillent Côme des brutes et d'autres. 4 mois dans l année , certains font les fiers à bras se prenant pour des chefs d entreprises en vrai ils réclament des protections , vous remettez vous en question, vos compétences reelles

dede240

en 1987 quand j'ai repris la ferme des parents je vendais le mais 1540f t maintenant 154 e !!!
Un tracteur 140 cv etait a 250000f et maintenant 140000e!!!
quelle difference!!!

numéro6

deux cent pour cent d'accord avec causse rouge et etama .

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