Charolais : Un Arc atlantique en demi-teintes

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Le salon charolais de l'Arc atlantique a tenu ses promesses, avec des clients motivés pour les reproducteurs, même si les turbulences sur le prix de la viande planait sur les transactions.

Quelques 500 animaux des départements du grand ouest ont montré au salon de l'Arc atlantique que les cheptels se portent bien, surtout à la distribution des prix. Si le marché de la viande n'incitait pas les clients à la folie, celui des reproducteurs a semble-t-il tiré son épingle du jeu. Certes, la vente aux enchères de treize mâles de l'année – au lieu de quinze – du GESCO a vu quelques veaux retourner au foirail, le prix de départ (2 300 €) n'étant pas relevé. Mais le mâle Domino (élevage Thierry Prain, (44) s'est envolé à 4 700 € ; Dakota (Earl Bruno Herault, (79) a trouvé preneur à 3 200 € ; Duc (Henri Baudin, (79) pour 3 700 €, ou Danemark (Scea Morin, 79) a monté jusqu'à 5 700 € : « Les clients présents étaient là pour acheter. Moi-même j'aurais aimé acquérir un mâle de la vente, mais ensuite j'ai quand même trouvé un veau de mars 2008 », glisse Stéphanie Lermite, 23 ans, agricultrice de Saint-Florent-des-Bois aussi pétillante que passionnée. Titulaire d'un Bac pro agricole, Stéphanie est dans le métier depuis 2006, en Gaec avec Christian et Marie-Thérèse, ses parents, avec 90 charolaises allaitantes.
« Ça occupe, mais je voulais être agricultrice depuis toute petite », reprend la jeune femme en montrant le taureau « Bon Espoir », acheté avec le groupe Bochaselect, et qui représentait leur savoir-faire sur le salon yonnais. « Il a obtenu un deuxième prix de section adultes. Avec mes parents, nous possédons trois autres taureaux, tout en essayant d'acheter un veau racé chaque année. ».

Gilles Morin, quant à lui, originaire de Treize-Vents, mais installé à Breuil-Chausset (79) avec sa femme Anne-Marie, et leur fils François, 28 ans, a été fidèle à sa réputation, une fois de plus : « C'est trente-cinq de sélection rigoureuse, et sans doute un pas trop mauvais coup d'oeil pour acheter deux nouveaux taureaux par an, que nous repérons dans les salons nationaux où nous concourrons régulièrement, mais aussi dans les meilleurs élevages de la Nièvre et la Saône-et-Loire. On n'y va jamais à l'aveuglette ! ». Avec quatre premiers prix, ça se voit…

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