Chiens de troupeau : Un Ligérien remporte le titre de champion de France

L'union du Cantal

Une partie des bénévoles qui se sont donnés un mal de chien pour que la réussite soit au rendez-vous de cette finale nationale.
L'union du Cantal

Landeyrat a accueilli le week-end dernier la finale nationale des utilisateurs. Du beau spectacle malgré un temps maussade.

On n’est pas passé loin du “temps de chien” lors de cette édition qui rassemblait 21 concurrents venus de la France entière. Côté public, malgré un horizon bouché dimanche jusqu’à 15 heures, et même un peu de pluie, Pierre Monier(1) s’est félicité d’une bonne participation : “Nous aurions eu le double s’il avait fait beau, et c’est vraiment dommage que ces personnes venues de tout le pays n’aient pas pu toutes goûter à ces paysages grandioses. Nous aurons tout de même entre 1 600 et 1 700 visiteurs”, pronostiquait-il vers 17 heures. Finalement c’est mieux, puisqu’au total plus de 1 800 entrées seront comptabilisées à la clôture alors que près de 630 repas avaient été servis dimanche midi. Pierre Monier a aussi rendu un hommage aux bénévoles, 150 mobilisés sur les deux jours pour que la fête soit réussie. Côté parcours, a-t-il estimé, “il est très technique. Les juges qui l’ont découvert l’ont adoré. C’est plus dur pour les maîtres sur qui s’exerce une forte pression que pour les chiens. Un parcours piégeux avec des obstacles en descente, des couloirs à l’envers…”

“Si on avait eu de pareils animaux…”

“Ils ont de la valeur ces chiens. C’est impensable d’autant plus en montagne de se passer d’eux pour rassembler le troupeau. Ils ont un flair fantastique… Tout à l’heure, même dans le brouillard, ils y arrivaient. C’est beau à voir”, s’extasie dans le public une spectatrice. Paulette est à la retraite. Elle était agricultrice dans une exploitation proche d’Aurillac et elle se souvient de ce temps où elle exerçait son métier : “J’aime les bêtes, mais à l’époque, nous, on avait des “bâtards”. On ne connaissait pas le dressage. Alors parfois, ça fonctionnait bien mais parfois non. On disait : ça c’est un bon chien, et puis parfois l’inverse… Le border collie, c’est vraiment spécial. C’est une race adaptée à ce travail et quel gain de temps !”, s’accorde à dire l’ancienne éleveuse de salers qui, pour rien au monde, ne quitterait son Cantal.
À voir son regard quand elle suivait des yeux les concurrents dans le pré, à l’évidence, le show était au rendez-vous. 

C. Fournier

(1) Président de l’Association cantalienne des utilisateurs de chiens de troupeaux (Acuct), et président de la fédération nationale.

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