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COGERE VOUS INFORME : Résultats économiques et financiers 2006 des productions végétales

Aude FOUGEROUSSE, Service Economique

Afin de poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années avec la Chambre d'Agriculture des Landes, COGERE a réalisé une étude sur les « résultats économiques et financiers 2006 » de quatre types d'exploitations landaises « spécialisées » en productions végétales.

Echantillons d'analyse, distribution des effectifs et méthodologie :

Les échantillons sont extraits de la base de données S.A.M.A.D.E.R – G.I.R.O.P.H.A.R et concernent uniquement des exploitations landaises pour leurs résultats de l'année 2006.

•Les 4 échantillons du pôle végétal ont été établis à partir de trois variables:

-la production : maïs ou autres céréales, légumes de plein champs (maïs doux, haricots verts, carottes, pois), maïs semence, cultures pérennes (asperge, vigne, vergers), autres productions « secondaires »
-la part de la marge brute de l'atelier dans la marge brute globale de l'exploitation : supérieure ou égale à un seuil défini pour l'échantillon
-la surface des exploitations : uniquement pour deux échantillons de « grandes cultures »

Ce que l'étude met en avant :

Ce portrait permet de dégager certaines tendances malgré de nombreuses disparités, identifiées par des écarts types très importants sur l'ensemble des échantillons.
Le commentaire ci après expose un positionnement des échantillons allant, pour les trois postes financiers (bilan, compte de résultat, charges de structures), de la meilleure à la dernière position.

Tendances sur les caractéristiques des échantillons :

Les caractéristiques de ces échantillons sont très distincts en terme de nombre d'exploitations et de SAU. Ceci étant déterminé par le choix des critères d'échantillonnage.
Au niveau de la main d'oeuvre, les exploitations à dominance de « cultures pérennes » en nécessitent plus que les autres exploitations.
Globalement, ce sont les types de productions qui déterminent la demande en main d'oeuvre et non la SAU.

Tendances sur les bilans :

Ce sont les exploitations à dominance « Grandes Cultures avec une SAU supérieure à 50 ha » et les exploitations à dominance « maïs semence » qui montrent, globalement, les meilleures situations financières. Ceci s'explique par « la logique PAC » qui favorise le rendement sur les surfaces céréalières.
Viennent ensuite les exploitations à dominance « Grandes Cultures avec une SAU inférieure à 50 ha » où la logique des PMEA landaises montre une gestion plus serrée, plus économe et plus autonome.
En dernière position, se trouvent les exploitations à dominance « Cultures pérennes ».

Tendances sur les comptes de résultat :

A nouveau, ce sont les exploitations à dominance « maïs semence » et les exploitations « Grandes Cultures avec une SAU supérieure à 50 ha » qui montrent, globalement, les meilleures situations économiques. Ceci s'explique toujours par « la logique PAC ».
Viennent ensuite les exploitations à dominance « Cultures pérennes » et, en dernière position, se trouvent les exploitations à dominance « Grandes Cultures avec une SAU inférieure à 50 ha ». Pour ces derrières, le seuil de SAU de 50 ha constitue un élément significatif dans la viabilité économique.

Tendances sur les charges de structure :

Les charges de structures montrent une logique encore différente de celles des situations financières et économiques.
Ici, les exploitations « Grandes Cultures avec une SAU inférieure à 50 ha » ne sont plus les « dernières » mais les « premières ».
Ce sont elles qui « absorbent » le mieux les charges de structure, compte tenu de leur gestion plus serrée, plus économe et plus autonome.
Viennent ensuite les exploitations à dominance de « cultures pérennes » qui sont le plus demandeuses de charges de main d'oeuvre, puis, les exploitations à dominance de « maïs semence ».
Inversement aux tendances précédentes, les exploitations « céréalières de SAU de plus de 50 ha » se trouvent en dernière position. Ces dernières « canalisent » moins leurs charges de structure, particulièrement celles du poste de « mécanisation » qui occupe, en moyenne, 41% des charges globales.

Source COGERE

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