Comité interconsulaire de l'Aveyron : La Chambre d'agriculture aux commandes pour deux ans

Eva DZ

Chambres d'agriculture, de métiers, de commerce et d'industrie de Millau et de Rodez travaillent ensemble au sein du comité interconsulaire départemental. Au jeu de la présidence tournante, Jean Laurens a pris la tête de ce comité pour deux ans.

Sensibiliser les élus pour faire avancer l'économie aveyronnaise, c'est la mission principale du comité interconsulaire départemental qui réunit les Chambres d'agriculture, de métiers et de commerce et d'industrie de l'Aveyron. Jean Laurens, président de la Chambre d'agriculture, vient d'en prendre la présidence pour deux ans et succède à Daniel Druilhet, président de la Chambre de métiers. Les présidents ont par ailleurs tenu à rendre hommage à Michel Tournier, ancien président de la CCI de Rodez qui a oeuvré pour le comité interconsulaire.
La passation de présidence s'est déroulée le même jour que la signature de la convention de financement de la mise à deux fois deux voies de la RN 88 entre Albi et Rodez. Heureux hasard du calendrier selon les présidents des Chambres consulaires. «Nous sortons tout juste de la Préfecture où nous avons assisté à cette signature entre l'Etat, la Région et le Département, moment historique pour l'Aveyron», entame Jean Laurens. «Pendant deux ans, le comité interconsulaire a pesé sur le dossier de la RN 88, rencontrant à maintes reprises les décideurs politiques et financiers», a ainsi expliqué Daniel Druilhet. «Notre lobbying a porté ses fruits, nous avons franchi une première étape importante pour l'avenir du département», poursuit-il.

Sensibiliser les décideurs

Jean Laurens évoque déjà le prochain palier à franchir : la portion entre Rodez et Sévérac le Château. «Le grand contournement de Rodez viendra après», a-t-il avancé. Selon ses responsables, le comité interconsulaire départemental est un «laboratoire pour échanger, observer, expérimenter, coordonner et/ou conduire des actions». La bonne entente entre les présidents des cham-bres consulaires permet de «travailler efficacement et de faire avancer les dossiers». Comme en témoigne Jérôme Rouve, président de la CCI de Millau : «Notre rôle est de sensibiliser les élus aux problématiques que rencontrent nos entreprises. Les équipes de nos quatre Chambres consulaires apportent chacune leurs compétences et leurs connaissances. Nous avons appris à travailler ensemble dans l'intérêt de notre département». Jean Laurens renchérit : «Notre unité est un gage d'efficacité et porte auprès des décideurs».

«Potentiel touristique phénoménal»

Trois chantiers importants se dessinent pour les deux prochaines années : l'irrigation du territoire, son attractivité et la mise en oeuvre d'une veille stratégique. Comme l'a détaillé Jean Laurens : «L'économie aveyronnaise va bénéficier des flux routiers croisés entre le nord, l'est, l'ouest et la Méditerranée. Nous devons favoriser le développement de nos routes, la RN 88, la RN 140 et la jonction entre l'A9 et l'A 75 ainsi que du transport ferroviaire. Je pense à la liaison Rodez - Toulouse, au fret et au train de nuit pour Paris». Edouard Fabre, président de la CCI de Rodez complète sur la capacité d'accueil croissante de l'aéroport de Rodez.
Sur l'attractivité, Jean Laurens souhaite plus de «cohérence et de synergies» entre les acteurs concernés s'appuyant sur un «potentiel touristique phénoménal» en Aveyron. Enfin, le comité interconsulaire veut développer son rôle d'observatoire et de veille stratégique en travaillant sur des analyses prospectives de l'économie aveyronnaise et son évolution, de façon à mieux soutenir encore ses partenaires.

Source La Volonté Paysanne

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