Congrès européen des apiculteurs : en finir avec la mortalité des abeilles

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Congrès européen des apiculteurs : en finir avec la mortalité des abeilles
Selon l’Unaf, « le taux de mortalité des abeilles est passé de 5% il y a une quinzaine d'années à 30% à l'heure actuelle » (DR)

Plusieurs milliers d'apiculteurs et les représentants de syndicats européens du secteur sont réunis jusqu’à dimanche à Agen pour un premier congrès européen, espérant peser sur des sujets vitaux pour cette profession menacée par la surmortalité des abeilles.

Ce rendez-vous, organisé par l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) est essentiel, "car jamais depuis son apparition sur terre, il y a plus de 80 millions d'années, l'abeille n'a dû affronter autant de défis qui mettent en péril son existence même", explique l'Unaf. Le Congrès accueille quatre à cinq mille personnes, en majorité apiculteurs et chercheurs. Ils échangeront sur les défis, en tête desquels figure l'impact des produits phytosanitaires, les OGM et le frelon asiatique.

Le Congrès permettra d’échanger avec les représentants des pays comme l'Espagne, l'Allemagne ou encore d'Italie, où les pesticides neurotoxiques sont complètement bannis. En France, l'Unaf est en tête du combat contre les pesticides accusés d'avoir favorisé la surmortalité des abeilles. En juin, elle a eu gain de cause concernant le Cruiser OSR, utilisé pour le colza en enrobage de la semence, interdit définitivement pour cet usage.Elle souhaite aussi obtenir l'interdiction notamment du Cruiser 350, utilisé pour le maïs.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'est en engagé à privilégier une "diminution du recours aux pesticides" et a classé le frelon asiatique en espèce nuisible. La mortalité des abeilles reste largement inexpliquée par les experts qui privilégie une approche multifactorielle pour comprendre ce phénomène.

La France compte 22.000 apiculteurs, générant un chiffre d'affaires annuel de 117 millions d'euros. Mais les apiculteurs insistent aussi sur leur poids indirect dans l'agriculture en général, à travers la pollinisation. Selon l'Unaf, les abeilles, actrices incontournables de la biodiversité dont le taux de mortalité est passé de 5% il y a une quinzaine d'années à 30% à l'heure actuelle, participent à "la production de 35% de nos ressources alimentaires", en permettant, à travers la pollinisation, la production de graines, de fruits ou de légumes notamment.

Source avec Afp

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