Conseil Fdsea : 13 600 actifs majoritairement en élevage

Rédaction Vendée agricole

A la veille du lancement de la tournée cantonale d’hiver, les administrateurs départementaux s'étaient arrêté, mi-novembre, sur les résultats du recensement agricole 2010 et les perspectives.

La Vendée compte 13 600 actifs permanents dans l’agriculture, soit près de 12 000 unités de travail agricole (UTA plein temps) en 2010. La grande majorité - 70% - sont les chefs d’exploitations et les co-exploitants au nombre de 9 450.

Hommes

Les agriculteurs vendéens continuent de choisir les formes sociétaires. Entre 2000 et 2010, les statut d’exploitant individuel passe de 60 à 40% et la Vendée est le seul département où les Gaec représentent le ¼ des exploitations. Depuis 2000, la contribution familiale diminue de plus de 10%, et à contrario la part de l’emploi salarié permanent augmente de 3%. L’élevage hors-sol est le premier employeur de salariés agricoles permanents (35%) suivi du secteur maraîchage-horticulture (25%).
Notre département a connu une forte érosion de ses « petites » exploitations, les ¾ ont disparu en 10 ans. L’agriculture s’y professionnalise et les exploitations s’agrandissent. L’emploi agricole reste majoritairement dans les exploitations d’élevage.
A partir de 2014, le rythme des départs devrait passer de 100 à plus de 300 par an pour cause de retraite. L’orientation viande bovine (la plus représentée en Vendée) sera la plus touchée par les départs à la retraite des actifs à l’horizon 2020, mais tout dépendra du renouvellement, d’où l’importance du plan de relance élevage initié par la la CGA sous l’impulsion des JA et de la FDSEA.

Produits

La ferme vendéenne, c’est 11,5 millions de poulets, soit le tiers du parc régional avicole, 615 000 bovins, 255 000 porcs et 2 800 hectares de légumes. 2 350 exploitations ont au moins une de leur production sous signe de qualité, 170 produisent de l’énergie renouvelable.
Il y a toujours plus d’exploitations spécialisées en bovin viande qu’en bovin lait en Vendée mais le cheptel allaitant poursuit sa concentration tandis que le troupeau laitier a perdu 8% de son effectif par rapport à 2000.
En 2000, il fallait 1,3 exploitants pour produire 100 000 euros de valeur potentielle . Dix ans après, un seul suffit. La productivité du travail a donc ici augmenté d’un tiers.

Territoire

En lien avec l’élevage, 60% des 472 000 hectares de surface agricole utilisée (SAU) sont à destination de la production fourragère, reste 192 500 hectares en céréales et oléoprotéagineux. Mais cette surface agricole utile du département se réduit comme peau de chagrin. Elle est passée en effet en dessous la barre des 70% de la surface totale et le foncier vendéen apparaît comme une richesse de plus en plus convoitée.

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