Contrats laitiers Lactalis : 1 mois pour signer… 5 ans pour se taire

Rédaction Vendée agricole

Ce lundi, les délégués cantonaux de la section laitière avaient rendez-vous à la maison de l’agriculture pour faire le point sur les sujets d’actualité. Contrats et prix du lait sont les deux sujets forts qui animent la section en ce moment.

Comme d’habitude, Marie-Thérèse Bonneau a débuté le conseil par un point sur la conjoncture. « On sent une stabilisation des cours des matières premières au niveau mondial qui devrait se poursuivre en début 2012» explique-t-elle. « Les feux restent globalement au vert ». Au niveau de la collecte, « la forte progression nationale que l’on a observé cet été semble ralentir ». La contrainte quota de chaque producteur se fait sentir.

23€/1000 L de moins

Si le volume fait partie intégrante du revenu des producteurs, la question du prix est aussi prépondérante. Les producteurs du Glac ont pu annoncer le prix du mois d’octobre : « 307€/1000 l net. C’est près de 23€ de moins que les voisins qui sont collectés par une entreprise qui suit les accords interprofessionnels » se désolent les producteurs. Pour les coopérateurs du Glac, « c’est un manque à gagner sec, en période de hausse des charges ». Mais l’ensemble de la section laitière est concernée car le risque « c’est que ce décrochage fasse tâche d’huile ». Dans le département, les producteurs du Glac ont rendez-vous cette semaine aux AG de sections locales. La question de la durée du décrochage et des solutions pour revenir au niveau des accords professionnels sera posée.

Contrat : la charrue avant les bœufs

Le sujet de la contractualisation a aussi été abordé. L’arrivée d’une deuxième version du contrat chez les producteurs Lactalis « est inquiétante » analysent les éleveurs. Le blocage qui opposent l’entreprise et les producteurs est toujours le même : « l’entreprise ne veut pas reconnaître les organisations de producteurs et entend rester dans une relations individuelle avec chaque producteur ». Pourtant, dans d’autres entreprises comme Danone, Senoble ou Bongrain, ce point semble moins problématique et les contrats devraient être co-signés par les OP. « La FNPL a interpellé le Ministre à ce sujet pour le mettre face à ses responsabilités » explique Marie Thérèse Bonneau. « Car c’est lui qui a mis la charrue avant les bœufs dans cette affaire ».

En tous cas, le message est toujours le même : « ne pas signer sous la pression cette nouvelle version du contrat. » Les producteurs résument ainsi la problématique de la contractualisation avec Lactalis « 1 mois pour signer… et 5 ans pour se taire ».

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier