Contrats, prix, filières, ordonnances: les annonces de Macron pour l'agriculture

Contrats, prix, filières, ordonnances: les annonces de Macron pour  l'agriculture

Des contrats basés sur les coûts de production, une organisation en filière, un relèvement du seuil de revente à perte, le tout décidé par ordonnances au printemps 2018 : voici les principales annonces d'Emmanuel Macron mercredi, à mi-chemin des Etats généraux de l'alimentation.

- Des ordonnances au 1er semestre prévoiront de fonder les contrats entre agriculteurs et leurs clients (distributeurs, industriels) sur le coût de 
revient proposé par l'agriculteur.

- Pour les négociations commerciales de fin d'année, les acteurs sont priés de s'engager à refléter "l'esprit de la loi à venir" sous l'égide du gouvernement.

- les négociations commerciales doivent s'inscrire dans une contractualisation pluriannuelle de 3 à 5 ans, souhaite-t-il.

- Pour établir ces coûts de production, filière par filière, "des indicateurs de marché doivent être définis" avec aussi un renforcement de l'observatoire des prix et des marges ainsi que des contrats-types.

- M. Macron s'est dit "favorable au relèvement du seuil de revente à perte (SRP) pour les produits alimentaires et à l'encadrement des promotions", mais a ajouté qu'il n'était pas prêt à signer de "chèque en blanc".

- Le relèvement du SRP sera compris dans les ordonnances du premier semestre 2018 mais le président demande en retour à l'ensemble des acteurs, de conclure pour la fin de l'année des plans de filières. Selon les filières (lait, céréales, poulet...), cela pourra consister à s'engager soit à des restructurations, soit à investir pour monter en gamme, soit à s'orienter vers de nouveaux modes de commercialisation tels que les circuits courts ou la restauration collective.

- Les agriculteurs sont priés de se structurer en interprofessions qui puissent peser dans les négociations. Pour répondre aux inquiétudes sur d'éventuelles entorses au droit de la concurrence, M. Macron souhaite que l'Autorité de la concurrence puisse répondre aux demandes des interprofessions en expliquant le cadre légal précis.

- Les coopératives seront encouragées à faire preuve de plus de transparence dans la répartition de leurs gains à leurs adhérents.

- Il a réaffirmé son engagement de campagne d'un taux de 50% de produits bio ou locaux dans la restauration collective en 2022.

Source AFP

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Commentaires 6

CRASH38

Dans les Ardennes et les années 70, tous les éleveurs laitiers qui livraient à Nestlé (2 usines) étaient regroupés dans 2 coopératives qui négociaient chacune avec chaque usine le prix du lait. Rien de nouveau.

DIGUE3942

pour la première fois Macron est mis devant ses responsabilités; il s'agit bien de la survie de ceux qui produisent la nourriture pour la nation te ce n'est pas rien....pour moi, le grand soucis c'est la FNSEA qui a travaillé jusqu'à présent pour le bien-être économique et financier de l'aval et à part ça ce n'est que des paroles en l'air......

fairytales

Qui va les forcer à acheter francais à leur place pour mater macron j achèterai à l etranger

Paillotte

Il faudra bien que cela change sinon a la fin du quinquenat il n y aura plus d agriculteur

Jason

On dirait que le gouvernement laisse les accords de prix entre industriels et transformateurs pour le prochain quinquennat...il a peur Mr Macron !

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