Contrôle laitier : Des contrôleurs au top sur les mélanges fourragers

P. OLIVIERI

Le Contrôle laitier a organisé une formation sur les mélanges de semences.

La scène avait de quoi surprendre mardi 10 novembre sur les hauteurs du lycée agricole d'Aurillac : un groupe d'une vingtaine de contrôleurs laitiers accroupis au milieu d'une parcelle semblaient chercher une aiguille dans une botte de foin. En fait d'aiguille, il s'agissait d'identifier une fétuque au milieu de cette prairie implantée à partir d'un mélange de semences fourragères. Comme chaque année, le syndicat du Contrôle laitier organisait une formation locale pour ses techniciens sur un thème que ces derniers avaient eux-mêmes choisi : la question de la production fourragère. Et pour l'occasion, l'organisme avait fait appel à Chantal Philippe, de la société OH semences, filiale française d'une société suisse, spécialisée dans la commercialisation de mélanges fourragers. “Notre objectif, précise Philippe Riol, responsable de la formation au Contrôle laitier, était de mon-trer l'intérêt de ce type de mélanges d'espèces, à la fois pour optimiser les volumes produits et l'énergie des fourrages, mais aussi en terme d'autonomie en protéine”. Comme premier message, l'experte des graminées et au-tres légumineuses, a expliqué qu'il n'y avait pas un mélange adapté à chaque grande région, mais qu'il fallait raisonner à la parcelle ou par type de parcelle en tenant compte de trois critères : d'abord la durée d'implantation du mélange, son utilisation (fauche, pâture,...) et enfin, les conditions pédoclimatiques associées à l'exposition du terrain et à son altitude.

Une autre voie que les prairies naturelles

Des conseils précieux pour ses contrôleurs, d'abord et avant tout conseillers et partenaires de l'éleveur laitier, qui reconnaissaient qu'à cette heure, ce type de mélanges était assez peu répandu dans le département : “ça commence à prendre un peu, les éleveurs nous en parlent mais ça reste timide”, expliquait ce conseiller sur le secteur de Saint-Cernin, satisfait d'avoir désormais des éléments de connaissance plus approfondis pour échanger avec les éleveurs.
Qu'ils soient récents dans la fonction, ou déjà là depuis trois décennies, les contrôleurs jugeaient unanimement de l'intérêt de cette pratique : “On est sur une zone essentiellement herbagère et c'est la multiplicité des espèces qui fait la valeur des prairies, sans compter les avantages d'un mélange avec légumineuses en matière d'économie d'engrais azotés surtout à l'heure actuelle, argumentait un conseiller. Et puis ça répond aussi au cahier des charges de l'AOP cantal”. Reste maintenant à mettre en pratique cet apport théorique : “C'est sur qu'il faut arriver à faire la part des choses entre ce qui est souhaitable et ce qui est faisable”, estimait cette contrôleuse du secteur sanflorain, mettant en exergue la difficulté mécanique d'implantation dans certaines zones.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du Cantal

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