Contrôle Laitier du Calvados : Trois fois plus de robots de traite dans les trois ans

Thierry Guillemot

Contrôle Laitier du Calvados : Trois fois plus de robots de traite dans les trois ans

29 robots de traite à ce jour dans le Calvados, 86 en 2011, ça change la donne en matière d'approche technique. Le Contrôle laitier s'y prépare.

Ne dites plus “Syndicat départemental de Contrôle Laitier” mais “Contrôle Laitier - Bovins Croissance Calvados”.
A l'occasion en effet de ses assemblées (extraordinaire et ordinaire) qui se sont déroulées ce mardi à Maltot, la structure a toiletté ses statuts. Histoire de faire une place officielle en son sein à Bovins Croissance (24 adhérents en 2004, 184 en 2007) d'une part. D'autre part, il s'agit de s'adapter et d'être plus réactif face à un monde laitier en mouvement structurel.

1 090 adhérents et 86 robots de traite en 2011

Et plutôt que de subir, Contrôle Laitier - Bovins Croissance Calvados souhaite anticiper. Pour tirer ses plans sur la comète, l'entreprise s'est projetée dans le temps. Un petit saut de 3 ans dans l'avenir et des enseignements précieux à partir d'une enquête à laquelle ont répondu 1 135 (sur un total de 1 166) de ses adhérents.
Premier élément plutôt rassurant, le nombre d'adhérents devrait certes diminuer mais on est loin de l'hémorragie : 1 090 en 2 011 contre 1 180 aujourd'hui.
Second élément : 30 % environ des adhérents vont augmenter leur référence. De + 5 à + 8 vaches selon les cas pour une moyenne globale qui devrait passer de 56 à 62 vaches par cheptel.
Dernière information : la ferme laitière départementale va se robotiser crescendo. Le taux d'équipement (au niveau des adhérents du CL14) est de 2,5 % aujourd'hui. Il va grimper à 8 % dans les 3 ans. Un phénomène national puisque la France comptabilise 600 robots supplémentaires en un an pour un parc global estimé à 1 500 unités.

Adapter les moyens humains

Face à ce nouveau paysage, Contrôle Laitier - Bovins Croissance entend adapter la voilure. “Adapter les moyens humains à la diminution progressive du nombre d'adhérents, prendre en compte l'agrandissement des troupeaux, tenir compte des évolutions matérielles dans notre organisation et des nouveaux besoins des éleveurs”, ont résumé Frédéric David et Michel Sady, président et directeur de la structure.
Dans cette perspective, les synergies avec les autres syndicats départementaux sont renforcées. Le partenariat avec d'autres OPA (Organisation professionnelle Agricole) est souhaité même si la convention avec la Chambre d'Agriculture du Calvados n'a pas été renouvelée.
Vincent Andrieu (président de France Contrôle Laitier) appelle par ailleurs les OP (Organisation de Producteurs) à travailler avec Bovins Croissance en mutualisant l'information, par exemple au niveau des carcasses sur le dossier viande bovine. “Les éleveurs doivent rester les acteurs du progrès génétique. Il faut être vigilant afin de continuer à alimenter les banques de données”, a-t-il insisté notant au passage que, dans le monde végétal, le progrès génétique avait échappé aux agriculteurs.

Source Réussir l'Agriculteur Normand

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