Corvidés : Ne pas baisser la garde

Rédaction Vendée agricole

Dans le canton de la Châtaigneraie, pas question de relâcher la tension pour la capture des corbeaux. 60 cases ont été achetées en début d’année par les SEA, en partenariat avec les cuma et les sociétés de chasse.

Grâce à l’opération collective de capture des corvidés menée en 2010 en partenariat entre la Fdgdon et l’union cantonale des syndicats d’exploitants agricoles, les dégâts causés par ces volatiles aux maïs, ont pu être marginalisés. «Dans nos 20 communes, 350 cages ont tourné avec de jeunes appelants. On a capturé plus de 1500 corbeaux freux et corneilles » comptabilise Dominique Bernard, président de l’UCSEA. 120 bénévoles – des agriculteurs, des chasseurs, des retraités - avaient répondu présent. Une belle satisfaction, mais de courte durée ! Un an après les corvidés retrouvaient le chemin de la liberté et à nouveau se délectaient des jeunes pousses de maïs. «Sans les cages, c’est mission impossibleLe bazooka génère des conflits, avec le bruit. Et, pour être efficace,  l’effarouchement devrait être réalisé tout les 100 mètres » estime l’éleveur de St-Maurice-le-Girard. «Il n’y à que les cages qui sont efficaces. »  

Un impératif s’imposait donc cette année aux yeux des agriculteurs du canton. S’équiper en cages et former des bénévoles pour être agréés pour la capture des corvidés. En janvier dernier, l’Ucsea organisait en lien avec la Gdon du canton de la Châtaigneraie, une formation de piégeur d’une journée et demi à la MFR de Vouvant. «La Fédération des chasseurs a financé la formation.  Quant à notre association Nature et vie et la Fdgedon, nous avons pris en charge la location de la salle et les repas. » Avec 30 inscrits, le canton pouvait alors acheter des cases ou bien autoconstruire des cases. Au mois de mai dernier, 60 ont pu être ainsi installées dans les champs avec leurs appelants. L’Ucsea est en pourparler avec la Gdon pour en acheter 40 supplémentaires. Le budget lié à l’achat de cages (60 à 80 € l’unité) et l’alimentation des appelants durant l’hiver, se montent à 4000 €. Les Sea, les cuma et les sociétés de chasse, selon les communes, participent au financement de l’acquisition des cases. « Avec ses agents, le Gdon assure l’animation de ces différentes opérations » explique Hilaire Baty, son président. 

Dominique Bernard souligne la nécessité de rester mobilisés pour la capture des corvidés. «C’est un combat de tous les jours. Il faut commencer l’hiver avec une chasse au fusil pour les corbeaux qui sont en bandes dans les peupliers. Nous pouvons le faire jusqu’au 29 février, après il faut une autorisation préfectorale. »  Et, pour le producteur de viande bovine, le chiffrage des captures de corvidés reste indispensable, «si on veut maintenir le corvidé dans la liste des espèces nuisibles. »

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