Crise bretonne : le dialogue s'ouvre sur fond d'ultimatum

Crise bretonne : le dialogue s'ouvre sur fond d'ultimatum
Onze bornes et quatre portiques ont déjà été détruits en France (DR)

Les discussions sur la crise bretonne ont débuté ce matin sur fond d'ultimatum du mouvement des "Bonnets rouges" qui menace de mener de nouvelles actions si l'écotaxe n'est pas supprimée définitivement avant mercredi midi.

"Nous attendons clairement la suppression de l'écotaxe pour demain midi pour la Bretagne", a lancé mardi soir le maire DVG de Carhaix, Christian Troadec, membre du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'initiative de la manifestation qui a réuni samedi à Quimper entre 15.000 et 30.000 personnes coiffées de bonnets rouges.

Si le gouvernement ne répond pas favorablement, "il y aura sans aucun doute de nouvelles actions", a menacé M. Troadec. Onze bornes et quatre portiques destinés au contrôle de la collecte de l’écotaxe ont été détruits en France depuis le début de la contestation, les quatre portiques ont tous été détruits en Bretagne, berceau de la contestation

Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a répondu qu'"on ne gouverne pas sous les ultimatums". "La démarche du gouvernement c'est le dialogue", a-t-il déclaré sur France 3. Son collègue de l’Économie sociale et solidaire, Benoit Hamon, a condamné sur France 2 la "violence" et le "chantage sur le gouvernement".

Pas de discussion sans suppression de l’écotaxe

Mais pour Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et autre membre du collectif, les discussions avec le préfet de Bretagne Patrick Strzoda et ses services sur la crise bretonne n'auront pas de suite sans la suppression définitive de la taxe poids lourds.

C'est dans ce contexte que s'ouvrent les premières discussions sur le "Pacte d'avenir pour la Bretagne" lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault mi-octobre et dont l'objectif est de sortir de la crise et de trouver un nouveau souffle.

Après les partenaires sociaux et organisations patronales, une autre réunion est  prévue à 14h30 avec les élus et le collectif des "acteurs économiques et sociaux" qui affirme représenter quelque 150.000 entreprises. Parallèlement, six réunions thématiques sont planifiées jusqu'à vendredi portant sur l'agriculture et l'agroalimentaire.

Des réunions vont ensuite avoir lieu toutes les semaines jusqu'à la fin de l'année, lorsque la Bretagne devra rendre sa copie au gouvernement. Aucun membre du gouvernement n'est attendu mercredi. En revanche, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll doit passer la journée de vendredi en Bretagne.

Source avec AFP

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