CRPF : Pour une méthode de gestion durable des forêts

J.-Marc Authié

Le Comité régional de la propriété forestière a organisé dernièrement une visite de chantier en Châtaigneraie.

Dans le cadre de ses missions, le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) a mis en place un Plan de développement massif (PDM) de la Châtaigneraie. La semaine dernière, Vincent Pagès, conseiller forestier, était dans les bois d'Alain Calmejane, à Saint-Mamet, afin d'aider les propriétaires du secteur à mieux gérer leur patrimoine. Les bois du Cantal sont peuplés pratiquement à part égale de feuillus (chênes, hêtres...) et de résineux (sapins, douglas...). En Châtaigneraie, les feuillus occupent près de 75 % des bois. C'est le cas notamment chez A. Calmejane qui a la particularité de gérer lui-même ses 15 hectares de propriétés forestières. “Tous les ans, je vends du bois. Mais tous les ans, je suis des réunions et j'ai appris que nous avions quatre fois trop d'arbres par rapport à ce dont nous aurions besoin”.

Donner de la valeur ajoutée

Du coup, Alain Calmejane s'est engagé dans une démarche de gestion et de valorisation avec l'appui et les conseils notamment du CRPF. “Ce qu'il faut savoir c'est que les coupes dites d'éclaircie ou d'amélioration régulières permettent de faire du bois de qualité et qui repousse plus vite, expliquait Vincent Pagès. Il faut augmenter la masse foliaire au niveau de l'arbre. Et il faut le faire jusqu'à ce que les arbres atteignent un diamètre avec une valeur ajoutée, entre 50 et 60 centimètres, contre 30 à 40 cm aujourd'hui”. Ainsi, les propriétaires forestiers ont-ils appris que “le pire ennemi du chêne est le hêtre. Il est impératif d'enlever tout ce qui gêne le toit dominant afin que votre arbre pousse le mieux possible”, poursuivait le technicien. Concernant les résineux, “cela demande beaucoup plus d'entretien, prévenait l'expert, notamment parce qu'il faut enlever les fougères qui étouffent le bois”. Autant d'explications, de précisions que la vingtaine de propriétaires forestiers présents ont écouté avec une grande attention, tout comme certains points de réglementation distillés par Jean-François Garsault de la DDT Cantal. “Le code forestier, ce sont des bois diversifiés et de qualité. Il est important pour vous de vous renseigner, notamment concernant les coupes rases ou le défrichement. Le code forestier vise à jouer un rôle de garde-fou pour éviter le massacre des forêts. Alors avant toute démarche, n'hésitez pas à nous contacter pour ce qui est des bonnes pratiques”.

Le Centre régional de la propriété forestière est chargé de développer et d'orienter la gestion forestière des bois et forêts privés de la région, en particulier par le développement technique et économique, l'encouragement à l'adoption de méthodes de sylviculture conduisant à une gestion durable des forêts. Dans ce cadre, le CRPF s'est engagé à développer plusieurs actions pour accroître la vitalité des forêts par un meilleur niveau de récolte ; améliorer les conditions de gestion et faciliter la mobilisation ; faciliter le fonctionnement de la filière forêt-bois ; développer la prise en compte de la biodiversité et mieux intégrer les aspects environnementaux et sociaux.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source journal L'Union du Cantal

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