Cuma : des mutations pour préserver l'autonomie du réseau

Jean-Marc Authié

La Fédération départementale des Coopératives d'utilisation de matériels agricoles vient de tenir son assemblée générale sur fond d'enjeu budgétaire.

Philippe Albisson n'est pas homme à baisser facilement les bras. Dans un contexte agricole difficile, voire compliqué, les Coopératives d'utilisation de matériels agricoles (Cuma) doivent faire face. La Fédération départementale aussi. C'est ce qu'a rappelé le président lors de l'assemblée générale qui s'est tenue vendredi au lycée agricole d'Aurillac. “Pour garder notre autonomie, vu la peau de chagrin des subventions, nous avons décidé de ponctionner dans la poche des Cuma. C'est pour nous une obligation. Nous espérons avoir fait le bon choix.” Par cette petite phrase, Philippe Albisson a lancé le gros débat de la journée : l'augmentation des cotisations des Cuma auprès de la fédération. Une décision difficile à prendre pour les quelque 120 responsables cumistes installés dans l'amphithéâtre du lycée agricole.

Augmentation de la cotisation

Avec un déficit de 19 500 euros sur le dernier exercice, la salle s'est interrogée sur la relation de cause à effet. “N'y a-t-il pas eu un manque d'anticipation de votre part ? Si on avait provisionné avant, il n'y aurait pas ce déficit aujourd'hui.” Face à un tel argument, Jean-François Loubeyre, trésorier de la FDCuma, précisait : “On n'a jamais eu de l'argent de côté pour absorber un coup dur. Nous avons toujours géré a minima et toujours dans l'intérêt de tous.” Ainsi, la FDCuma rappelait que la cotisation moyenne s'élevait en 2009 à 152 euros par Cuma (220 Cuma sur le Cantal). “Nous faisons partie des départements où les Cuma cotisent le moins. Et même avec l'augmentation, nous resterons dans la fourchette basse”, insistait Philippe Albisson. La nouvelle cotisation s'appuiera donc sur un forfait à 50 euros, auquel s'ajouteront 12 euros par adhérent et 0,25 % du chiffre d'affaires. La moyenne devrait s'établir à 215 euros par Cuma. Elle est de 165 euros dans l'Allier, 290 euros dans le Puy-de-Dôme, 318,50 euros en Haute-Loire. À l'issue du débat, la décision a été votée à l'unanimité des présents. L'autre sujet d'actualité était la restructuration interne de la fédération après le départ à la retraite de Michel Bessat (lire par ailleurs). “C'est plus une réorganisation, précisait le président. Annie Mariot et Gisèle Laroussinie assureront le travail de terrain. Alors que la jeune Pauline Lours, que nous venons d'embaucher, aura la gestion de toute la partie administrative et de l'accueil téléphonique.” Un vent de neuf donc, mais toujours avec la même volonté : investir pour servir les Cuma. “Il ne faut surtout partir d'ici en croyant que les Cuma vont couler. Des Cuma qui vont bien, ce sont des exploitations qui vont bien”, insistait Philippe Albisson.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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