Des « Digifermes » pour accélérer l’innovation numérique

Lise Monteillet

Des « Digifermes » pour accélérer l’innovation numérique
Coupé de ruban lors de l'inauguration de la "Digiferme" de Boigneville, le 28 septembre.

Il y a quarante ans, Arvalis - Institut du végétal lançait les premiers travaux sur le semis direct, sur sa station expérimentale de Boigneville, dans l’Essonne. Cette station, qui est la plus importante du réseau, mise désormais sur le numérique et a même été baptisée « Digiferme ».

Pour être exact, deux stations historiques d’Arvalis sont désormais dénommées « Digiferme » : la première en plein cœur d’une zone céréalière, dans l’Essonne, et la seconde dans un secteur de polyculture élevage, dans la Meuse. « Les Digifermes sont très ouvertes », insiste Jacques Mathieu, directeur d’Arvalis.

Arvalis avance sur le digital en partenariat avec l’Institut technique de la betterave, l’Institut de l’élevage ou Terres Inovia. Les startups du numérique seront aussi choyées dans les « Digifermes » et pourront y tester leurs innovations. « L’idée est de connecter le temps long de l’expérimentation avec le temps court du virtuel, du numérique », souligne Joël Merceron, directeur de l’Institut de l’élevage.

Aller vers le « zéro saisie »

En 2017, plusieurs nouvelles technologies seront évaluées au sein des Digifermes, parmi lesquelles figurent des robots de désherbage de betteraves, la cartographie d’adventices, le binage guidé sur blé conventionnel, etc. Au sein d’Arvalis, une équipe de « data scientists » a été recrutée pour répondre à ces nouveaux défis.

Pas question de complexifier davantage le quotidien des agriculteurs. L’une des priorités est d’aller vers le « zéro saisie », pour ne plus faire perdre de temps aux agriculteurs. L’institut entend bien changer de paradigme, en imaginant un « tableau de bord connecté », qui allierait plusieurs qualités : zéro saisie, interopérabilité, traitement en temps réel, multicritère, etc. Ce tableau de bord permettra à l’exploitant, en quelques clics, d’identifier les chantiers prioritaires à réaliser dans la journée sur son exploitation. Si les chantres du numérique tiennent toutes leurs promesses, le métier d’agriculteur sera transformé, à coup sûr. 

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