Des produits phytosanitaires présents dans les eaux mayennaises

CA 53

Des produits phytosanitaires présents dans les eaux mayennaises

Les phytosanitaires ne se retrouvent pas uniquement sur les zones traitées mais aussi dans les rivières. La présence de substances actives dans les eaux peut entraîner des difficultés pour la production d’eau potable et avoir des effets néfastes sur les milieux aquatiques.Le transfert des substances actives vers les eaux dépend des caractéristiques du produit (solubilité dans l’eau…), des sols, des conditions météos mais aussi des modalités d’application.

Du réglementaire pour protéger la ressource en eau

Les zones interdites de traitement phytosanitaire (fossés, à moins de 5 mètres des points d’eau inscrits sur les cartes IGN au 1/25000ème, à moins de 5 mètres des sources, puits et forages, à moins d’1 mètre des avaloirs, caniveaux et bouches d’égout...), le stockage réglementaire, l’interdiction de traiter avec un vent de plus de 19km/h... permettent de limiter les risques de dégradation de la qualité des eaux.

 

Les seuils pour l’eau potable

La réglementation fixe une limite maximale de pesticides à ne pas dépasser dans les eaux consommées par l’homme. Pour être potable, l’eau ne doit pas contenir plus de 0,1 µg/l d’une seule substance active, quelle qu’elle soit. Cette norme correspond à 1 g pour 10 000 m3 d’eau. La somme de toutes les substances actives retrouvées ne doit pas dépasser 0,5 µg/l.

Les substances actives les plus retrouvées dans les eaux superficielles

Les 5 substances les plus fréquemment retrouvées sont l’atrazine déséthyl (molécule de dégradation de l’atrazine), l’AMPA (dégradation du glyphosate), le glyphosate, l’atrazine et l’isoproturon.

Une dégradation de la qualité des eaux d’origines agricole mais aussi non agricole

L’atrazine, désherbant maïs utilisé jusqu’en 2003, témoigne de la persistance de certains produits dans le milieu. Ceci explique qu’il faut parfois du temps pour apprécier les efforts effectués par la profession agricole quand des molécules ont une durée de vie importante.

 

La présence très marquée, dans les eaux superficielles, du  glyphosate et de l’AMPA semble indiquer un délaissement des autres désherbants au profit du glyphosate. Rappelons que cette molécule est utilisée par les particuliers, collectivités, agriculteurs… ; la qualité de l’eau dépend donc des efforts de nous tous !

Contact : Sandrine LEPLÉ, Chambre d’agriculture, pour Phyt'Eau Propre

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier