Des variétés adaptées à une politique d’alimentation à l’herbe

C. FOURNIER

Une journée réussie, marquée par la forte contribution du GAEC des Tuyas dorés et le repas préparé par “Bienvenue à la ferme”.
Une journée réussie, marquée par la forte contribution du GAEC des Tuyas dorés et le repas préparé par “Bienvenue à la ferme”.

Une journée d’essais céréales au Gaec des Tuyas dorés a réuni le 26 juin une centaine d’agriculteurs et de professionnels à Saint-Poncy.

 

“L’importance de l’usage de l’herbe dans nos zones, justifie cette collection fourragère dont le classement a été fait par pérennité. Elle sera suivie sur trois ans, afin de juger du comportement des différentes associations”, a indiqué Serge Gaydier le 26 juin lors de cette journée Essai céréales à Saint-Poncy. Le conseiller agricole présentait des graminées et des légumineuses “qui autorisent une réduction de la fertilisation de 30 à 40 unités d’azote par an en un seul passage au printemps”. Mais aussi, des luzernes, pures ou associées, soit au dactyle, au fétuque ou encore au brome, “qui permettent de disposer de protéines dans la ration et adaptées à des conditions climatiques séchantes.” Côté rendements, les ray-grass italien et hybride, associés au trèfle, ont donné de 7,2 à 8 tonnes de matière sèche (MS) à l’hectare au 31 mai, avec des conditions d’essai idéales (forte pluviométrie et soleil). Les luzernes, pures ou associées, soit au dactyle, au fétuque ou au brome, 4,8 tonnes de MS à l’hectare, “sachant qu’il manquait une dizaine de jours pour une parfaite maturité”. Des assem­blages de plusieurs espèces dont des mélanges suisses complétaient le tableau : légumineuses associées à plusieurs graminées, “exploitées soit en ensilage soit en foin”, avec un rendement de six tonnes de MS à l’hectare.

Des dérobées en complément

 

Christophe Chabalier, agronome à la chambre d’agriculture du Cantal, présentait les dérobées : “Leur intérêt est de pousser en période estivale en complément de ce qui ne pousse pas en prairie. La priorité étant d’utiliser d’abord l’herbe disponible et d’accroître le rendement pour viser l’autonomie”. Ces dérobées “permettent de disposer de plus de fourrage, mais ne sont pas une assurance tous risques contre la mauvaise récolte.” Enfin, différents ateliers étaient proposés : le plan Ecophyto 2018 était détaillé par Thomas Pacaud de la chambre d’agriculture d’Auvergne, sachant que l’agrément Certiphyto sera obligatoire au 1er octobre 2014 pour pouvoir se fournir en produits phytosanitaires. Le réseau Dephy était présenté par Amandine Lacalmontie, conseillère à la chambre d’agriculture du Cantal et animatrice de Dephy-ferme, un réseau de démonstration, d’expérimentation et de production de références sur les systèmes économes en produits phytosanitaires dont l’objectif est “de diminuer de moitié l’utilisation des phytosanitaires de la filière agricole.” Un réseau constitué dans le Cantal par douze exploitations volontaires. Et, pour se passer au maximum de ces produits, Françoise Baubet de la Draaf Auvergne, exposait les avantages de la herse étrille.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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