Développement agricole : La Corse obtient une rallonge de 14 millions d'euros pour son agriculture

DD (d'après AFP)

La Corse va recevoir une rallonge de 14 millions d'euros pour la période 2008-2010 au titre de son développement agricole, a annoncé lundi à Ajaccio le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, aux organisations agricoles.

« L'avenir de l'agriculture corse passe par la qualité, la mise en avant de l'identité des produits régionaux et le développement durable », a affirmé le ministre, citant la clémentine corse ou encore la charcuterie locale. Il a aussi cité les vins corses en AOC dont les ventes ont augmenté de 18%. Ce « plan de consolidation vise à soutenir cette stratégie », a souligné le ministre qui a rappelé que ce nouvel apport financier faisait suite au « plan de relance » (2005-2007) assuré par l'Etat pour un montant de 25 millions d'euros.

Cette première dotation a permis ces dernières années de structurer des filières autour de la production d'un fruit ou d'un légume ou encore de l'élevage, pour favoriser son organisation et sa valorisation par le biais de signes de qualité, comme l'IGP pour la clémentine ou l'AOC pour la chataîgne. La clémentine de Corse a décroché en 2007 une IGP qui lui permet de viser le haut de gamme et faire ainsi concurrence aux produits venus de pays comme l'Espagne.

Les 14 millions s'ajoutent à un plan plus vaste de 200 millions sur la période 2007-2013 qui sera assuré conjointement par l'Europe (83 millions d'euros), l'Etat (76 millions) et les collectivités locales (50 millions), a-t-on précisé au ministère de l'agriculture.

Des agriculteurs surendettés

Lors d'une réunion avec les organisations agricoles, le ministre a été questionné sur le surendettement des agriculteurs corses, une situation qui remonte à plus de vingt ans et que Nicolas Sarkozy avait promis de régler lors de sa campagne électorale. Depuis, le Crédit Agricole a abandonné ses créances à hauteur de 44 millions d'euros et l'Etat pour un montant de 6,2 millions. Mais une centaine de dossiers restent en souffrance, dont une grande partie a été présentée au Tribunal de Grande Instance. M. Barnier s'est engagé « à reprendre chaque dossier pour une dernière vérification ».

Le ministre est revenu également sur la nécessité d'un partenariat public-privé en matière d'assurance pour les agriculteurs « les plus fragiles » face aux aléas climatiques, notamment.

Publié par DD (d'après AFP)

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