Economie : Pas de « y'a qu'a » en Vendée

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La question posée à Philippe Mangin, président de Coop de France, par le groupe FDSEA lors de sa 1re soirée débat était « Quel avenir pour l'organisation économique ? »

La commande passée par la FDSEA Vendée à Philippe Mangin, président de Coop de France, pour la soirée débat du 13 janvier, était qu'il présente sa vision de l'organisation économique pour les années qui viennent et sans « langue de bois ». Les présidents de SEA ont pu le vérifier dans la continuité de la journée des présidents, accompagnés des membres de leur bureau ainsi que d'administrateurs d'organisations professionnelles agricoles membres de la confédération générale de l'agriculture. Au total, 200 personnes ont ainsi participé à la première soirée débat proposé par la FDSEA.

Les filières vendéennes en cours de restructuration

Jérôme Calleau, vice-président de la chambre d'agriculture et président de la Cavac, ainsi que Pierre-Yves Amprou du service économie de la chambre d'agriculture ont, en guise d'introduction, présenté la situation des filières d'élevage en Vendée. La densité de l'industrie agroalimentaire et sa complémentarité ont fait la force de l'Ouest. Demain l'enjeu principal sera de conserver ces outils. La restructuration est un outil utilisé pour répondre à cet enjeu. Mais cette restructuration pose également d'autres questions comme la gouvernance de ces outils restructurés et les stratégies à développer. Face aux nombreux atouts de la Vendée dans l'élevage et le végétal, une réponse commune ressort pour chaque filière rappelée par Jérôme Calleau, président de la Cavac : « Forçons le pas sur les restructurations ».

S'organiser pour peser

Face à toutes les craintes sur l'avenir, Philippe Mangin ne propose qu'une seule solution : l'organisation. « Le défi de demain, et l'occasion à ne surtout pas manquer, est une meilleure structuration de l'offre. A ce jour, aucune filière n'est assez organisée au niveau de la production et de la transformation face à la distribution. Sur les 10 dernières années, nous avons même reculé sur l'organisation de l'offre et ce, pour deux raisons. La première est que la France a retenu une définition des organisations de producteurs catastrophique, intégrant de trop petites organisations qui ont participé à la désorganisation. La seconde est une volatilité des prix qui a pu ré-individualiser la coopérative. En effet, pendant 6 mois avec des prix du blé jamais atteints, tous les coopérateurs voulaient un prix ferme. Aujourd'hui tous les coopérateurs demandent un prix moyen ou contractualisé ».

Améliorer la concentration de l'offre dans une logique de filière

Vendre tous ensemble pour être plus fort, tel est l'objectif de la concentration de l'offre selon le président de Coop de France : « Les restructurations ne sont pas l'unique solution. Les alliances doivent voir le jour pour parvenir à une taille critique, qui est différente d'une filière à une autre et fonction du marché. La valeur ajoutée n'a cessé de se déplacer vers la distribution. Pour récupérer une partie de cette valeur ajoutée, nous devons inscrire nos filières vers le produit le plus élaboré possible. Le dynamisme agricole de la Vendée tient à sa diversité de production, mais le revers de la médaille est que ces entreprises sont trop petites et n'ont pas de grands moyens de recherche vers l'innovation ou de développement vers l'export. Les alliances doivent se mettre en place et pas seulement entre coopératives mais en associant parfois aussi des entreprises de transformation privées. »

Plus et mieux s'occuper de la vente : les marques

« Les solutions vont dépendre de nous, agriculteurs concernant les aspects marchés et vente de nos produits. Il va falloir demain s'occuper beaucoup plus et beaucoup mieux de la vente de nos produits. » a interpellé Philippe Mangin lors de la soirée débat avant de proposer : « Aujourd'hui une seule chose parle au consommateur : les marques. Nous devons conforter les marques, c'est ce qui nous rapproche du consommateur sinon la distribution gardera le monopole de l'information vers le consommateur. »

Ce qu'il faut attendre de l'Europe

Philippe Mangin est catégorique, concernant le rôle de l'Europe « La volonté française d'une politique agricole régulatrice et protectrice des agriculteurs n'est pas partagée en Europe. Il ne faut plus s'attendre à une intervention de l'Europe au niveau de la gestion des marchés. A partir de 2013, l'Europe pourra rester un acteur au niveau de l'agriculture si la France arrive à faire reconnaître le rôle dans la gestion des crises. »

Céréales, viande et lait, Vision de Philippe Mangin sur trois productions

- Céréales : Certes le maintien du système d'intervention sur le blé tendre pour 3 millions de tonnes est un acquis mais un danger va venir avec la mise en place des enchères dégressives sans compter les conséquences des grenelles 1 et 2. Les enchères dégressives ressemblent à tout sauf à un mécanisme de gestion.
- Viande bovine : Je m'associe à l'appel de Guy Hermouet concernant l'indispensable regroupement de l'offre. Face à 5 centrales d'achat les évolutions sont souhaitables.
- Lait de vache : J'entends l'interpellation de Marie-Thérèse Bonneau concernant la position de la coopération au niveau des négociations interprofessionnelles. La reprise d'un dialogue beaucoup plus fréquent entre la FNSEA-JA et Coop' de France va permettre de rentrer dans une démarche gagnant-gagnant. Pour le lait, en plus de la discussion sur le prix nous devrons très rapidement aborder la question des volumes et de la contractualisation.

Mesures d'aides lapins et JA (viande bovine et ovin) renvoyer rapidement la demande

Sur les derniers jours de l'année 2008, une première vague de deux formulaires de demandes d'aides ont été adressés dans le cadre du plan d'aide d'urgence. 230 exploitations cunicoles de plus de 400 inséminations artificielles et 283 exploitations en dominante viande bovine ou ovine dont au moins un jeune s'est installé depuis 1998 ont été sollicitées. A ce jour, encore 19 demandeurs en productions cunicoles n'ont pas renvoyé leur demande ainsi que 42 jeunes agriculteurs. Ils sont invités à le faire par retour du courrier de relance de la DDEA si ils souhaitent pouvoir être pris en compte. L'administration est toujours dans l'attente de la réponse du ministère de l'Agriculture concernant l'enveloppe complémentaire cunicole vendéenne.

Deux nouvelles options d'assurance groupe FDSEA

Pour 2009, deux nouvelles garanties sont proposées à savoir la G1 bis et la G2 bis qui peuvent être mises en oeuvre en cas d'accident, mais aussi en cas de maladie avec hospitalisation mais sans nuit d'hospitalisation. Cela permet de bénéficier d'un remplacement même pour les opérations bénignes qui ne nécessitent qu'une journée d'hospitalisation. Pour ceux qui auraient renouvelé leur assurance en méconnaissance de ces nouvelles garanties mais qui souhaiteraient pourtant y adhérer, il leur sera possible de le faire jusqu'au 15 mars 2009. Il leur suffira de modifier leur adhésion auprès de leur trésorier de SEA.

Source vendee agricole

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