En agriculture : Réduire les gaz à effet de serre: ce sera dur!

SC d'après Inra

L'agriculture française aura beaucoup de mal à diminuer fortement ses émissions de gaz à effet de serre (GES) sans mesures volontaristes, estime l'Inra dans une étude prospective.

L'Inra a réalisé des simulations d'émissions et d'absorptions de GES par l'agriculture et la forêt en France en 2020... Elles permettent de dégager deux enseignements principaux : Sans mesures de régulation explicitement ciblées sur les émissions et/ou les absorptions de GES par l'agriculture et la forêt, la baisse des émissions brutes de GES d'origine agricole sera modeste et le puits forestier diminuera du fait de récoltes en augmentation et des utilisations du bois à des fins énergétiques.

«A techniques et pratiques de productions inchangées, une réduction significative des émissions d'origine agricole n'est possible que si la production agricole diminue» estime cette étude.

Dans son scénario le plus optimiste, l'Inra estime que la baisse des émissions d'origine agricole sur la période 2005 à 2020 serait équivalente à celle observée entre 1990 et 2005, aux alentours de -10%. Une diminution des prix agricoles intérieurs entraînerait elle même une diminution de la production agricole française. Cette évolution permet certes de réduire les émissions de GES d'origine agricole, mais au prix d'une détérioration de la situation économique des exploitations agricoles de l'hexagone.

Dans le même esprit, mais selon une logique inverse, le développement des utilisations énergétiques du bois, positif en termes de revenus pour les forestiers, aurait pour effet de réduire le stockage de CO2 au niveau de la biomasse aérienne des arbres. L'évaluation complète de l'impact environnemental nécessiterait toutefois de tenir compte des émissions de GES économisées par substitution des énergies utilisées par le bois énergie.

Publié par SC d'après Inra

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