En direct du plateau TV de Terre D'Infos : A la recherche de l'équilibre

Vincent TRAN, étudiant AgroParisTech-Centre de Grignon

En ce début d'année 2009, à deux jours du discours attendu du ministre de l'agriculture Michel Barnier, le premier débat de Terre d'Info, intitulé «Comment va l'agriculture ?», dresse l'état des lieux d'une agriculture malade, mais loin d'être condamnée.

Il y a l'inquiétude des agriculteurs face aux prix de vente qui baissent bien plus vite que les charges, il y a ces filières en grosse difficulté comme celle des ovins, il y a ces voix qui s'élèvent pour dénoncer des aides mal réparties entres les différentes filières. Mais à ces symptômes s'opposent de nombreux espoirs. Non, les jeunes ne délaissent pas l'agriculture, ils sont nombreux à vouloir s'installer et ont besoin d'aides. Le discours volontariste prononcé par le président Sarkozy leur aura peut-être redonné de l'espoir. Un remède miracle ? Trouver le juste équilibre.

Un équilibre entre les différentes filières, qui passe par une PAC plus souple, si les céréaliers sont souvent pointés du doigt, ils affirment qu'ils n'auraient rien trouvé à redire si 20 % des aides reçues en 2007 avaient été attribués à d'autres filières.

Un équilibre au sein de l'UE qui sous-entend d'inclure dans la PAC une politique d'alimentation commune sur laquelle beaucoup de pays se retrouveraient plus aisément. Un organisme de régulation qui permettrait de trouver un équilibre à long terme face à la fluctuation des prix.

Un équilibre également au sein du marché mondial. De nombreux producteurs produisent avec beaucoup moins de contraintes (sanitaires notamment) que les agriculteurs européens, et ont des coûts de main-d'oeuvre bien moindre. Pourtant ces produits entrent sur le marché européen sans taxes et sont considérés comme sains pour les consommateurs. Un retour vers le protectionnisme ?

Un équilibre enfin entre les producteurs et la grande distribution dont les marges ne cessent de s'accroître. Le quasi monopole de quelques enseignes ne peut qu'entraîner un rapport de force déséquilibré.

Les prochaines réformes doivent donc aller vers une agriculture flexible et moderne, s'orientant résolument avec l'Europe vers des marchés porteurs comme les biocarburants, mettant un point d'honneur à ne pas oublier que si la France est belle, c'est qu'elle est cultivée et diversifiée.

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