En pleine crise apicole, un institut de recherche sur les abeilles en mal de budget

AFP

En pleine crise apicole, un institut de recherche sur les abeilles en mal de budget

L'Institut de l'Abeille, un organisme scientifique chargé de soutenir les apiculteurs face aux crises que traverse leur secteur, a réclamé jeudi un "soutien exceptionnel de l'État" face aux difficultés budgétaires qui le "menacent de disparition".

L'Institut technique et scientifique de l'apiculture et de la pollinisation (ITSAP), son autre nom, a été créé en 2009. Du changement climatique jusqu'aux parasites en passant par les pesticides, sa trentaine de salariés doit aider les apiculteurs à faire face au déclin généralisé des colonies d'abeilles.

"En plein débat sur les néonicotinoïdes", l'institut "joue un rôle indispensable: apporter des données fiables pour rationaliser les décisions", a souligné son président, Jean-Yves Foignet, dans un communiqué. "Victime de son succès et de la croissance de son activité, l'ITSAP n'a plus la trésorerie pour assurer sa survie et ne passera pas le cap de la fin d'année sauf soutien exceptionnel de l'État", a-t-il poursuivi.

Doté d'un budget de 3 millions d'euros annuel, quasi-exclusivement en fonds publics, l'institut a besoin de "quelques centaines de milliers d'euros" pour passer le cap, a-t-il précisé à l'AFP. "A l'heure où chacun d'entre nous, apiculteur ou citoyen, est convaincu du signal fort que constitue le déclin des pollinisateurs pour l'avenir de nos sociétés, nous alertons sur l'énorme gâchis que représenterait la disparition de l'Institut de l'abeille, de son savoir-faire et des travaux en cours".

Les salariés, ainsi que les apiculteurs, soutenus par la FNSEA, appellent à un rassemblement aujourd'hui à Avignon, où est basée la majeure partie de l'équipe. Ils espèrent être reçus rapidement au ministère de l'Agriculture. Dans un communiqué séparé, le syndicat agricole a souligné "l'enjeu majeur de la sauvegarde de l'Institut de l'abeille pour accompagner le développement de la filière apicole et relancer la production de miel en France".

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