Energie et agriculture : Quand le végétal tempère l'atmosphère

Raphaël Lecocq

Avant d'être biomasse et source d'énergie renouvelable, le végétal peut contribuer à diminuer la consommation d'énergie des bâtiments, en faisant écran au soleil. C'est ce qu'illustre Kyocera, un des plus grands producteurs mondiaux de panneaux photovoltaïques.

Kyocera est un groupe japonais spécialisé dans les technologies de l'information et les panneaux photovoltaïques (10,7 milliards de chiffre d'affaires, 66 000 salariés). Rien qu'au Japon, il exploite 19 sites industriels. Après les catastrophes en chaîne du 11 mars dernier, affectant les capacités de production d'énergie du pays, le Japon s'est fixé pour objectif de réduire de 15 % sa consommation d'énergie. Dès 2007, Kyocera avait installé un premier mur végétal sur l'une de ses usines dans la préfecture de Nagano, pour limiter l'usage de la climatisation, avant d'étendre cette technique d'autres sites au Japon puis à l'étranger. L'entreprise a développé un site internet dédié (global.kyocera.com/ecology/greencurtains), explicitant sa démarche et fournissant les instructions pour développer son propre mur végétal, du semis des graines à la confection du treillis. Piège à carbone et fournisseur d'énergie renouvelable via la biomasse (bois énergie, méthanisation, réseaux chaleur, co-génération…), le végétal ajoute une nouvelle corde à son arc. Rien de nouveau sous le soleil à la vérité mais à méditer. Le déchet que l'on ne produit pas est le plus facile à recycler. L'énergie dont on n'a pas besoin est la plus facile à économiser.

Les murs végétaux font écran au rayonnement direct et réduisent la température à l'intérieur des bâtiments (Doc Kyocera)

Les murs végétaux font écran au rayonnement direct et réduisent la température à l'intérieur des bâtiments (Doc Kyocera)

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