Ensilages : Les silos ne suinteront pas cette année

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Au rythme où avance la pousse, l'explosion des chantiers est généralement repoussée au début de la semaine prochaine. Dans de nombreuses cuma les faucheuses devraient donc entrer en action dès ce week-end.

Rien ne se passe comme sur le catalogue. Il y avait bien de l'eau dans le sol et la pluviométrie de mars voire du début de ce mois était bien prometteuse mais elle ne s'est pas accompagnée de la traditionnelle douceur d'avril. Au lieu de cela, un vent desséchant d'est est venu bloquer le processus. Depuis, la météo est redevenue printanière mais sans doute pas assez pour rattraper le retard. Et de fait, arrivés à la Saint-Georges, il y a bien peu de parcelles fauchées en Vendée.

Guère à gagner à attendre

« Ce n'est pas la pénurie de fourrage qui a poussé les quelques agriculteurs qui avaient déjà fauché en ce milieu de semaine à le faire », observe Jérôme Jacq, conseiller de la chambre d'agriculture basé à Saint-Georges-de-Montaigu. Lorsqu'il s'agit de producteurs de lait, ils recherchent une herbe de haute qualité qui ne gagnera rien de plus dans les prochains jours, étant donné l'absence de pluies à l'horizon. Pas question non plus de lâcher leurs laitières dans un ray grass haut comme le genou. Le gaspillage serait trop systématique. D'autant plus s'il s'agit e RGI en dérobé dans des parcelles de limons sablonneux promises au maïs. Le plus sage pour eux c'est de se satisfaire de l'herbe présente, de les retourner et de les ensemencer sans plus attendre. Et encore recommandent les conseillers, faudra-t-il « semer à 5cm plutôt qu'à 3 et rouler dans la foulée pour garder le peu de fraîcheur qui restera en surface ». La palette des possibilités est plus ouverte pour les producteurs de viande dans des terres profondes qui peuvent, eux, être tentés d'attendre que leurs parcelles aient produit de la quantité, et qu'arrive la pluie de mai pour entreprendre les semis.

Beaucoup de semis réalisés

En matière de semis de maïs donc, la majeure partie des parcelles libres qui devaient être ensemencées en Bocage le sont à présent. Beaucoup de chantiers on été réalisés cette semaine. Mais là encore la terre se réchauffe doucement. Les premiers semis effectués la semaine dernière l'ont été dans des sols qui ne présentaient pas les 8 à 10° souhaitable– sauf exception des parcelles exposées au sud en terres légères. Huit jours après aucune végétation ne montre le bout de son nez. Mais un grain de blé n'est pas un grain de haricot. Il peut végéter quelques jours avant de germer, sans dommage pour la suite de son parcours. Tout est donc pour lui encore possible, même le meilleur.

Source vendee agricole

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