Entretien de la forêt : Observer, entretenir, couper : la bonne gestion d'une forêt

Bénédicte Boissier, Alice Morel, Guillaume Béal

Entretien de la forêt : Observer, entretenir, couper : la bonne gestion d'une forêt

Yves Delorme, exploite une quinzaine d'ha de forêts, en Livradois–Forez. Il les observe, les entretient régulièrement, afin d'en sortir le meilleur potentiel, en qualité et en quantité.

Observer, entretenir, planter

« Mon père, Jean, dans les années 50, a acheté des parcelles qu'il a boisées. » Yves Delorme se souvient… « Avec Maurice, mon frère, quand nous étions enfants, il nous traînait (rire), pour examiner les arbres. » Fort de ces enseignements, il a attrapé le virus : planter, replanter, observer, penser les coupes, vendre le bois de manière adaptée.
Les années passant, le dialogue s'est instauré avec son père. « Il me disait : ces jolis arbres, on va les vendre, pour en tirer 2-3 poteaux *. J'étais partisan de les garder. Pour moi, ils étaient des arbres d'avenir. Il m'a compris. »
Ils ont alors privilégié la coupe des arbres dominés ou abîmés, vendus pour faire de la pâte à papier. Aujourd'hui, encore, il arpente ses parcelles, les examine, coupe les arbres qui ont subi des dégâts, dus à la neige aux tracteurs forestiers, « Je continue à éclaircir, pour garder les beaux arbres en pleine croissance. Je replante du sapin, moins appétant pour les chevreuils ! Ainsi que des essences, adaptées aux différents sols de mes parcelles, à leur orientation. »

Faire appel à des entreprises qualifiées

Faire appel à des entreprises qualifiées

Choisir, couper

Propriétaire sur les communes de Medeyrolles, Marsac en Livradois et Chaumont le Bourg en Livradois-Forez, il visite régulièrement toutes ses parcelles, composées d'épicéa, douglas, hêtre. Il marque ses coupes, et… abat lui même les arbres. (Mais attention, alertent les techniciens du CRPF, quand on ne possède pas son expérience, mieux vaut faire appel à un bûcheron professionnel !). Puis il les fait débarder « par des entrepreneurs forestiers de confiance, qui je le sais par expérience, vont faire du bon travail. » Une activité qu'il a toujours menée, bien qu'il ait été par ailleurs, très pris par son emploi au Centre Hospitalier d'Ambert. Aujourd'hui il est à la retraite.

Yves Delorme espère que le bois sera de mieux en mieux valorisé

Yves Delorme espère que le bois sera de mieux en mieux valorisé

 

Propriétaire forestier aujourd'hui

Yves Delorme, souligne sentir « une démotivation de la part de propriétaires de forêt privée, qui ne replantent pas. Depuis la tempête de 1999, le bois en effet n'a plus la même valeur. » Lui continue cependant à entretenir ses parcelles, à veiller à celles de son frère, parti dans une autre région. « J'ai plaisir à le faire et le revenu des coupes n'est pas négligeable. J'espère que le bois sera de mieux en mieux valorisé. Ce serait bien pour notre région du Livradois-Forez. »
Attentif aux techniques, « j'ai vu, il y a 25 ans (!), la démonstration des premières éclaircies faites à la machine, organisées par le CRPF, après la tempête de 1982, » il se tient au courant, grâce à la documentation, envoyée régulièrement par cet organisme, demande conseil à ses techniciens. Ainsi avec Guillaume Béal, il a mesuré les dégâts dus à la neige et au givre de l'hiver dernier. Ils ont examiné ensemble les coupes à mettre en oeuvre, qu'Yves Delorme n'a pas hésité, malgré le contexte actuel à réaliser, pour l'amélioration de sa forêt !

Pièces jointes

Source Chambre d'Agriculture du Puy-de-Doôme

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier