Environnement : Des agriculteurs en phase avec la restauration collective responsable

Depuis 10 ans, la ville de Lons-le-Saunier mise sur une restauration collective dite responsable, avec ses produits régionaux, saisonniers et souvent biologiques: un surplus de revenu non négligeable pour les producteurs locaux.

« Produire pour la restauration collective, c'est une sécurisation du débouché: une partie de notre revenu est stable, c'est un supplément intéressant et rémunérateur », estime Pierre Carmantrand, agriculteur biologique à Villevieux (Jura). Près de 30% de sa production de blé est destinée à la fabrication du pain biologique qui accompagne les 5.500 repas journaliers des cantines et des hôpitaux de Lons-le-Saunier et ses alentours.

Depuis 2000, la ville s'adresse aux agriculteurs locaux pour mettre en place des filières de distribution en circuit court, avec des produits locaux et souvent bio. « Par exemple, avant, nous achetions le comté, notre fromage local, sur le marché en passant par des intermédiaires, alors que nous avions les producteurs juste à côté de nous », explique Didier Thévenet, directeur du restaurant municipal, qui estime à 25% la part de bio dans la restauration collective de la capitale jurassienne.

La suppression des intermédiaires, onéreux, permet d'équilibrer le coût de la démarche. Le défi des producteurs locaux, souvent plus habitués à la vente au détail, est de répondre à une demande importante en terme de volume.

Source AFP

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