Europe : Dacian Ciolos lance un débat public sur la PAC

SC avec AFP

Europe : Dacian Ciolos lance un débat public sur la PAC

Le commissaire européen à l'Agriculture lance un débat public avec le secteur agricole et la société civile sur la Politique agricole commune. Il se donne jusqu'à la mi-2011 pour arrêter sa réforme.

Avant de s'engager dans la bataille sur le futur budget agricole de l'UE démarrant en 2014, le commissaire européen à l'Agriculture a donné lundi le coup d'envoi à plusieurs mois de débat public pour recueillir des avis de la société civile et du secteur agricole.

« Il est important que la PAC soit légitime pour les agriculteurs (5% de la population active européene), mais aussi de manière la plus large possible pour le contribuable », explique Dacian Ciolos. « L'ensemble de la société bénéficie de la PAC par l'alimentation, la gestion des territoires, l'environnement. Mais les Européens le savent-ils? La réponse est non », estime le commissaire.


Activer des soutiens, en cas de crise

« Il y a des critiques, des imperfections, des attentes de réformes. Il faut prendre en compte ces attentes non pour affaiblir ou démanteler la PAC, mais pour qu'elle soit un outil toujours fort pour les agricultures de l'Union européenne », a-t-il stipulé. Il souhaite notamment définir des instruments de soutien public ponctuel pour le secteur agricole, à activer en cas de crise.

« Dans des situations de défaillance des marchés, il faut qu'on ait les moyens pour pouvoir intervenir et ne pas regretter après le manque d'intervention », juge-t-il. Sinon, cela pourrait signifier la disparition de l'agriculture et de ses emplois dans des régions entières de l'UE, prévient-il.

Il préconise une troisième voie pour la PAC qui situerait entre « une politique très interventionniste sur des marchés très contrôlés», comme elle a souvent fonctionné pendant des décennies, et un « processus de libéralisation, d'orientation accélérée des marchés » que l'on voit actuellement.


Prendre en compte les nouveaux arrivants

Pour le commissaire, il est encore prématuré de chiffrer le prochain budget. Un rapport parlementaire encore non finalisé sur l'avenir de la PAC, appelle à « au moins maintenir » le budget après 2013 afin que les États entrés dans l'UE depuis 2004 reçoivent progressivement autant d'aides européennes agricoles que dans le reste de l'UE.

La politique définie il y a dix ans ne prend pas en compte l'arrivée de dix nouveaux pays dans l'UE. L'heure est à un rééquilibrage des aides « entre différents systèmes agricoles, entre différentes régions, entre les États et différentes catégories d'agriculteurs », confirme M. Ciolos.

Publié par SC avec AFP

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