Evénement : L'agriculture recouvre les Champs les 23 et 24 mai

Evénement : L'agriculture recouvre les Champs les 23 et 24 mai

Vingt ans après la « Grande Moisson », les agriculteurs reviennent s'installer sur les Champs-Elysées les 23 et 24 mai pour vanter leur métier alors que le secteur connaît une des plus graves crises de ces dernières décennies.

Plus de deux millions de personnes sont attendues à cet événement gratuit. Sur une longueur d'1,2 km, de la place de l'Etoile au rond-point des Champs-Elysées, toute l'avenue sera recouverte d'un plateau végétal, composé de milliers de parcelles de terre.

Plus de bitume et de voitures, mais des jardins et des forêts composés de centaines de fleurs et d'arbres, ainsi que de fruits et de légumes. Une organisation qui a mobilisé plus de 2.000 jeunes depuis un an.

Les cultures seront installées dans la nuit de samedi à dimanche pour deux jours et une nuit dans les champs. Veaux, vaches, cochons, chèvres, moutons : les animaux ne sont pas oubliés même s'ils ne seront qu'en petit nombre. L'objectif est de présenter des spécimens peu connus comme le cul noir limousin, une race porcine ancienne dont le gras est recherché par les grands chefs.

Un marché de produits locaux sera aussi proposé à la hauteur du Grand Palais.

Le budget de « Nature Capitale » s'élève à 4,2 millions d'euros, identique à celui de la « Grande Moisson ». L'événement est cofinancé aux deux tiers par des annonceurs et le solde par la société de Gad Weil qui revendra des oeuvres végétales aux amateurs. Il y en a pour toutes les bourses. De 14 à 145 euros, on pourra emporter un souvenir en pot ou une mini-parcelle.

« Alimentation, territoires, biodiversité » sont les trois principaux thèmes de cette manifestation, a souligné William Villeneuve, le président des JA. Des tables-rondes se tiendront dans plusieurs lieux, disséminés le long des Champs-Elysées, dont le Fouquet's où se tiendront de nombreuses discussions parmi lesquelles « quel avenir pour les partis écologistes ? ».

Les JA sont aussi soucieux de lancer un « message positif » pour ne pas décourager les vocations alors que le secteur agricole est en plein désarroi.

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