Evénement : Roby de la Motte veut faire le Vendée globe

Armelle Puybasset

Producteur de volailles fermières, Roby de La Motte s'est lancé le défi de participer à la course en solitaire du Vendée Globe. Un projet un peu fou dans lequel il souhaite entraîner le monde agricole.

Roby de La Motte commercialise ses volailles fermières crues et cuites sur les marchés locaux, près de Lorient. Il s'agit principalement de poulets (70 %), de pintades, canettes de Barbarie et d'oies, de chapons de poulets et de pintades en fin d'année. Les volailles sont démarrées jusqu'à 7-8 semaines chez un producteur voisin avec des bandes de 600 poulets, introduites toutes les quatre semaines. L'éleveur s'est équipé de six bâtiments mobiles qu'il déplace toutes les deux bandes sur un parcours total d'environ 10 hectares. Les poulets sont abattus à partir de 13 semaines. Les poids d'abattage varient entre 1,4 kg et 2,1 kg. « Les poulets plus jeunes sont destinés au rôtissoire tandis que les plus lourds sont vendus en frais (6,90 euros/kg). Il y a vingt-trois ans, lorsque j'ai démarré, j'étais l'un des premiers à vendre des poulets rôtis, se souvient l'éleveur. Cela représente aujourd'hui près de deux tiers des ventes. »

Roby de La Motte : « Avec cette course, je veux montrer que nous aussi, paysans, sommes capables de réaliser nos rêves les plus fous. Je souhaite entraîner le monde agricole dans mon sillage. »(A. P.)

Roby de La Motte : « Avec cette course, je veux montrer que nous aussi, paysans, sommes capables de réaliser nos rêves les plus fous. Je souhaite entraîner le monde agricole dans mon sillage. »(A. P.)

La rentabilité avec une bonne gestion du stock sur pied

Les céréales distribuées aux volailles sont produites sur l'exploitation (22 ha de cultures). « Je suis peu regardant sur les performances techniques telles que l'indice de consommation. La rentabilité passe d'abord par une bonne gestion du stock sur pied. » Les abattages ont lieu deux jours par semaine, le mercredi et le vendredi, dans son petit abattoir. L'éleveur vend ses volailles sur les marchés en fin de semaine (du jeudi au dimanche, un marché par jour durant toute l'année). Un employé à mi-temps l'aide pour l'abattage.
Cette organisation de travail concentrée en fin de semaine lui permet de se libérer du temps pour naviguer. Pendant le Vendée Globe, ce sont les agriculteurs voisins qui s'occuperont des volailles et des cultures. L'abattage se fera à façon. Il reste à trouver une solution pour la vente sur les marchés mais l'éleveur dispose de plus de deux ans pour y remédier.

Source Réussir Aviculture Juin 2010

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