Export : Débloquer le marché des génisses de repro

Eva DZ

Le marché des génisses de reproduction de toutes races allaitantes est fortement perturbé. Pourtant certains pays, notamment de l'Est, sont demandeurs. Henry Peyrac, président de l'Union et de l'UPRA Aubrac, en a fait part lors de la venue de Nicolas Sarkozy le 1er juillet à Brommat.

Quelle est la situation ?

«Depuis 2 ans, le marché des génisses de reproduction est tendu car
l'offre est supérieure à la demande. Plusieurs faits expliquent
cette situation : moins de renouvellement dans les exploitations car
les trésoreries sont basses et surtout les conséquences de la FCO
nous fermant des marchés, vers l'Allemagne, l'Irlande... Les
éleveurs français souffrent d'une certaine communication d'intox
de la part de pays concurrents qui expliquent que nos cheptels ne sont
pas indemnes.

Quelles sont les issues ?

Nous avons un potentiel de 25 à 30 000 génisses de production toutes
races confondues disponibles à l'exportation. De plus, les éleveurs
notamment des pays de l'Est veulent développer leur cheptel
allaitant.Ils sont venus en Aveyron visiter des élevages, la
station de La Borie, mais leurs pays sont fermés à l'importation.
Nous avons donc fait part de cette situation que l'on peut qualifier
de distorsion de concurrence à Nicolas Sarkozy lors de sa venue. Un
déblocage permettrait de redonner du souffle au marché, du courage
aux éleveurs. Le chef de l'Etat a promis d'en parler avec le
président russe. Rendez-vous a été pris avec le conseiller agricole
de l'Elysée, jeudi 15 juillet pour faire le point».

Source La Volonté Paysanne

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