FDSEA 61 : vers une charte laitière pour encadrer les prix

Sandrine Bossière

FDSEA 61 : vers une charte laitière pour encadrer les prix
- © SB

Le conseil départemental de la FDSEA de l'Orne a été l'occasion pour les responsables de section de faire un point sur les productions, laissant la place aux débats, notamment sur la cessibilité des contrats.

2015 a été une année de crise. Les agriculteurs la vivent. Ils se sont mobilisés notamment cet été. Et selon David Béchet,
président de la section lait,
cette mobilisation a permis de “limiter la casse de 5 à 8 €”, et montrer “qu'on était capable de bloquer les GMS”. Mais pour 2016, “il ne faut pas s'attendre à une embellie au niveau du prix” déplore-t-il. Par conséquent, au niveau de la FNPL, “on souhaite mettre en place une charte laitière afin de maintenir les tarifs, avoir plus de transparence en terme de relations commerciales, encadrer les promotions et intégrer la notion d'origine des produits ».  Une origine des produits dont il a été beaucoup question cet été  suite aux manifestations dans les GMS.
Pour les prochains mois, les responsables de la FNPL vont donc tout faire pour “essayer
de bloquer les baisses lors des négociations, et obtenir un prix correct”. A 285 ou 300 €/ 1 000 l, “qui peut résister” s'interroge un adhérent. Ce qui a conduit à des débats autour de la cessibilité des contrats. Certains y sont favorables, d'autres non. Mais au niveau de la FDSEA, Anne-Marie Denis demande le
message à faire passer pour “ne pas emmener les éleveurs dans le mur. Il faut qu'on travaille sur une vision à long terme”. Selon Daniel Génissel, “il faut faire avec les contrats tout en rappelant les valeurs de notre syndicat”. Autour de la table, ils ne veulent miser sur la compétitivité au détriment de la solidarité.
Céréales : très bonne récolte
La récolte a été “très bonne” indique Jean-Pierre Prévost,
président de la section végétale. Désormais, il faut une bonne campagne de commercialisation. Et il met en garde. “Depuis 2012, les cotations connaissent une baisse régulière. En juillet elle était de 180 €/T, on a perdu 30 €/T”. Pour autant, “il faut faire attention à ce qu'il n'y ait pas trop de report de stock”. Il conseille de mettre plus de céréales sur le marché afin de pouvoir écouler la production.
Cours d'eau
Pour la fin janvier, les différents cours d'eau doivent être classés. Depuis plusieurs mois, Anne-Marie Denis est montée au
créneau par rapport à la définition même du cours d'eau.
L'administration a réalisé des cartes à partir d'un ensemble de supports. Mais en regardant de près, certains ne sont pas placés au bon endroit, n'existent plus… Par conséquent, “je souhaiterais que chaque président de canton réunisse ses adhérents et répertorie les erreurs”. C'est une tâche importante, à la fois en temps et en conséquence sur l'entretien des cours d'eau à terme. La copie doit être rendue pour la fin janvier.

Source l'Agriculteur Normand

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