FDSEA : Coup de projecteur sur le bilan de santé de la PAC

Alexandre CAYRAC

La FDSEA a rendu publique sa position et ses revendications pour le bilan de santé de la PAC de 2008 lors d'un point presse vendredi 15 février à Rodez.

«Toutes les productions ne peuvent pas répercuter de la même manière vers le marché et le consommateur, les hausses des charges, qui touchent particulièrement les éleveurs, ». C'est par cette entrée en matière que Dominique Barrau a posé les bases des discussions qui doivent, selon le syndicat, avoir lieu lors du bilan de santé de la PAC qui se déroule cette année.

«Nous sommes dans une situation où il y a plus souvent augmentation des charges qu'augmentation des prix» a souligné Dominique Barrau «l'élevage est donc aujourd'hui en danger».
Selon le président de la FDSEA «les représentants politiques européens doivent tenir compte de ce contexte pour définir une véritable politique agricole européenne».
La FDSEA a ainsi mis un coup de projecteur sur les quatres grands axes qui structurent les revendications départementales le bilan à mi-parcours.
Première priorité pour le département : le soutien à la «production spécifique» du veau sous la mère avec une aide incitative de 100 euros par veau labellisé.

Deuxième sujet prioritaire : le lait

Les représentants de la FDSEA se sont clairement positionnés en faveur du maintien de systèmes de régulations des marchés. La fin des quotas étant prévue pour 2015, «il faut laisser les producteurs et les transformateurs s'organiser autour d'un projet départemental, par un système de contractualisation qui garantisse notamment une maîtrise de la mise en marché» a expliqué Pierre At.
Si cette condition est remplie, la profession départementale s'est déclarée favorable «à une expérimentation de l'arrêt des quotas laitiers en zone de montagne, afin de donner un coup d'avance aux zones difficiles».
En ce qui concerne les vaches allaitantes, Dominique Fayel a relayé la volonté départementale de voir «le soutien à cette production maintenu, car c'est un système qui a fait ses preuves». Le couplage des aides est donc nécessaire pour la FDSEA.
Le dernier sujet que la FDSEA souhaite voir défendu par la France à Bruxelles est la politique de l'herbe.
«Nous devons revoir la distribution des aides en particulier celles données à certains secteurs qui vivent confortablement du revenu de leur production» a ainsi expliqué Dominique Fayel.

Position commune

Une revendication de 300 euros d'aide par hectare de surface herbagée est donc portée par la FDSEA pour arriver à un équilibre entre les aides versées aux céréaliers et aux éleveurs.
«Avant de rentrer dans un autre shéma de fonctionnement avec le nouveau traité européen, les ministres de l'agriculture doivent réaliser une position commune en faveur d'une véritable politique agricole» a souhaité rappeller Dominique Barrau.
Les propositions de l'Aveyron vont quant à elles suivre le cheminement syndical normal jusqu'au congrès national de la FNSEA en avril prochain.

Source La Volonté Paysanne

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