FDSEA : plus qu’un bilan, “des résultats et des solutions”

PATRICIA OLIVIERI

Si à deux mois des élections à la chambre d’agriculture, la FDSEA a pris le temps de dresser le bilan de six ans de combats, ses responsables préparent déjà les prochaines batailles.

FDSEA : plus qu’un bilan, “des résultats et des solutions”

 

Des résultats, des solutions : c’est sous ce double leitmotiv que la FDSEA, associée aux Jeunes agriculteurs, entend faire reconnaître son action et son rôle au quotidien pour la défense des intérêts des agriculteurs cantaliens dans le cadre des prochaines élections aux chambres d’agriculture. Des résultats, ceux du mandat écoulé, que ses responsables ont détaillés vendredi à Aurillac lors du congrès de la fédération aux allures de premier meeting de campagne. Opération paille et indemnités sécheresse en 2011, enveloppe exceptionnelle pour les dégâts des rats taupiers, réorientation des aides de la Pac vers l’élevage à l’occasion du bilan de santé de 2009, remontée des cours des broutards et de la viande bovine suite aux blocages des abattoirs Bigard et à la feuille de route de la FNB, création d’une plus-value pour les filières AOP d’Auvergne, appui aux producteurs dans le cadre de la contractualisation laitière, aides à la modernisation et au développement des exploitations... :  au travers d’un livret dense et d’un film dynamique signé Hervé Vidal, mêlant les témoignages de militants et militantes, de responsables locaux et syndicalistes départementaux, c’est un bilan fleuve qui a été dressé et qui servira de support à de prochaines réunions de terrain.

Délester l’agriculture de ses boulets

 

Un bilan dont ne saurait d’ailleurs se contenter la FDSEA à la veille de remettre en jeu sa majorité au sein de la chambre d’agriculture. D’autant que comme l’a rappelé Joël Piganiol, secrétaire général, le champ des combats est encore vaste : à commencer par celui de la future Pac avec l’ambition d’enfoncer le clou du bilan de santé et de négocier une politique européenne “pro-élevage”. Mais pas seulement : dans son intervention, le président Bénézit s’est voulu tout aussi offensif sur le front des “charges inutiles” et des “contraintes qui deviennent des boulets et qui peuvent bloquer l’adaptation de nos exploitations”. Et d’égrener une liste “longue et non exhaustive” : “inflation des obligations de formation”, “Certiphyto”, réglementations relatives au retournement des prairies, au drainage, au curage de fossés, à l’irrigation... “On a le sentiment quand même que notre administration fait quelque peu du zèle dans notre département... Et on veut rajouter des trames vertes, des trames bleues, là les choses sont claires, nous n’accepterons pas qu’il sorte la moindre contrainte complémentaire”, a lancé Patrick Bénézit faisant également état d’une réflexion des autorités environnementales pour faire entrer le territoire d’Allanche... en zone vulnérable. D’autant plus inadmissible et aberrant que “c’est sans doute le coin de France où il se met le moins d’engrais”. Au-delà de l’incongruité de la proposition, c’est bien l’impact sur la rentabilité des élevages cantaliens que le syndicaliste a dénoncé. Une rentabilité dont les différents responsables de section du syndicat ont martelé qu’elle passait d’abord et avant tout par les prix. À l’image de Bruno Dufayet qui a jugé inacceptable le communiqué commun de Coop de France et de la Fédération des négociants de bestiaux, évoquant la “naïveté et l’irresponsabilité” des éleveurs pour justifier la baisse des prix du broutard ces dernières semaines. “Ça nous conforte dans notre responsabilité et notre travail d’information des éleveurs”, a réagi le responsable de la section bovine. “J’espère qu’ils (les opérateurs, NDLR) seront aussi rapides à faire remonter les prix qu’ils l’ont été à les baisser”, a prévenu Patrick Bénézit.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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