Ferme en fête à Alançon

Thierry Guillemot

Ferme en fête à Alançon
TG

Rendez-vous samedi 8 et dimanche 9 octobre à Alençon pour apprécier le “savoir élever” de 33 passionnés de l'Orne, du Calvados de la Manche mais aussi de Mayenne, du Maine-et-Loire, de Sarthe et de Vendée.

Une année record avec 170 animaux inscrits provenant de 33 élevages défendant les couleurs de 7 départements. Le concours interdépartemental “Charolais” qui se tiendra le 8 octobre dans le cadre de “Ferme en Fête” à Alençon, s'annonce comme un grand cru. Une récompense légitime pour un concours reconnu par le herd-book depuis 2004.

“Ça va être du haut de gamme”

Du côté des organisateurs et du conseil d'administration du syndicat “Charolais” départemental, on ne cache pas sa satisfaction. “Ça va être du haut de gamme et un concours de très haut niveau avec 34 passages sur le ring”, pronostique Guy Toutain, son président. Un rendez-vous qui s'inscrit après Caen qualifié de “concours relevé “ et Rennes (au SPACE) pour lequel le verdict final a été loin de faire l'unanimité.

Alain De Parpe, juge titulaire qui vient des Ardennes, est prévenu. L'Orne veut un palmarès compréhensible et partagé. Une garantie de pérennité car pour pour motiver les jeunes et assurer la relève, la transparence s'impose. “Un concours, c'est l'occasion de se faire voir et de se faire connaître si l'on fait un prix”, insiste Fabien Fauquet, jeune éleveur de Rai.

Double actif, il s'est installé sur 4 ha en 2003 en reprenant une partie de l'exploitation familiale. Aujourd'hui, il comptabilise 20 vaches allaitantes inscrites au HBC dans un système naisseur engraisseur sur 33 ha de SAU tout herbe. Il sera présent à Alençon avec 3 jeunes animaux.

Un podium de temps en temps

Ce rendez-vous s'inscrit dans une conjoncture bovine morose. Plus un facteur de motivation que de démotivation. “Ça fait du bien au moral dans ces conditions de faire un podium de temps en temps”, justifie un éleveur. Ça peut faire du bien aussi au porte-monnaie car si les affaires se font rarement directement sur le tarmac des rings, c'est toujours une bonne publicité qui s'inscrit dans le temps. Un temps qui joue en faveur du savoir-faire ornais. Nos éleveurs n'affichent aujourd'hui aucun complexe face à leurs homologues issus du berceau de la race. Il est vrai que la Charolaise est particulièrement à l'aise dans les systèmes herbagers. “On peut même faire du plein air hivernal. C'est une race rustique,” assurent de concert ses défenseurs. L'an dernier, c'est le Calvados qui l'avait emporté. Pourquoi pas un ornais cette année? Qu'importe pourvu que ce soit l'animal le plus méritant.

Les participants bas-normands

Orne

  • Hugues BONHOMME, GAEC BONHOMME MIRANDE, Coulmer.
  • Hubert CHATELIER, EARL CHATELIER Hubert, St-Ouen-le-Brisoult.
  • James COISPEL, Gauville.
  • Olivier CORBIN, Courcerault.
  • Jean-Pierre DOLLION, Les Aspres.
  • Fabien FAUQUET, Rai.
  • Pascal ONFRAY, Banvou.
  • Guy TOUTAIN, GAEC du Haut Chêne, Bellou-sur-Huisne.

Calvados

  • Franck MAGUET, GAEC MAGUET JAMES, Cristot.
  • Stéphane LABARRIERE, GAEC BROUINS, Varaville.
  • Arnaud BREYNE, Potigny.
  • Pascal DELCOURT, Potigny.

Manche

  • Béatrice PIHAN, Bourguenolles.
  • Yves TARDIF, Sourdeval.
  • Jean-Louis RENAULT, St-Michel-de-Montjoie.

En pratique

  • Concours interdépartemental Charolais le samedi 8 octobre de 9 h à 12 h 45 et de 17 h à 19 h.
  • Challenge interdépartemental et prix IBOVAL Charolais de 11 h à 11 h 30 dimanche 9 octobre.
  • Présentation génétique charolaise avec défilés d'animaux issus des taureaux du GIE charolais Nord Est et des CIA de 11 h 30 à 12 h 30 le dimanche 9 octobre.

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