Feu vert à un accord libéralisant le commerce agricole UE-Maroc

Ce texte "ouvre des perspectives commerciales pour notre secteur agricole", a plaidé le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos.
Ce texte "ouvre des perspectives commerciales pour notre secteur agricole", a plaidé le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos

Le Parlement européen a validé jeudi un accord controversé visant à libéraliser davantage le commerce agricole entre l'UE et le Maroc, un projet très décrié en Espagne notamment où les agriculteurs craignent la concurrence des produits marocains.

Le projet d'accord a obtenu le feu vert de 369 eurodéputés, contre 225 qui ont voté contre, lors d'un vote en séance plénière à Strasbourg dont l'issue avait longtemps paru incertaine.

José Bové :  "une situation de concurrence insoutenable"

 Les parlementaires ont ainsi majoritairement refusé de suivre leur rapporteur sur ce dossier, l'écologiste français José Bové. Il s'était battu contre un texte "déséquilibré" et plaidé en vain qu'un rejet permettrait de "rouvrir les négociations sur de nouvelles bases".  Pour M. Bové, l'accord va "placer les producteurs européens dans une situation de concurrence insoutenable sans pour autant conforter un développement équilibré au Maroc".

 Les producteurs européens seront confrontés dans certains secteurs à un "dumping social", a-t-il affirmé, tandis que dans d'autres les agriculteurs marocains verront "détruite leur capacité de production de viande, de produits laitiers et de céréales par des importations de grands groupes européens".

Vive opposition en Espagne

La Commission européenne, de son côté, avait clairement appelé à valider l'accord. Ce texte "ouvre des perspectives commerciales pour notre secteur agricole", a plaidé le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos.

En outre il contient "toutes les dispositions à même de préserver l'avenir de la production européenne, comme celle des tomates, des courgettes, des concombres, de l'ail, des clémentines et des fraises. Ces produits ne seront pas libéralisés par l'accord", a-t-il ajouté.

Le projet a suscité ces dernières semaines une vive opposition en Espagne, - où droite et gauche ont conclu une "union sacrée" pour le dénoncer - mais également parmi les agriculteurs français.

Source D'après AFP

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