Fière d’être une coopérative, la banque verte affiche une certaine sérénité

Renaud Saint-André

Le président cantalien du groupe Centre France, aux côtés de la nouvelle directrice commerciale pour la Corrèze et le Cantal.

Ses fonds propres sont à même de rassurer. En outre, le groupe régional Centre France promet d’injecter sur son territoire l’argent collecté localement.

 

La programmation des assemblées générales des caisses locales sont toujours pour la caisse régionale Centre France ­l’occasion de démontrer que le Crédit agricole est une “banque différente”. Il y a surtout une notion coopérative à laquelle le président André Janot est très attaché : “Je ne suis pas un banquier, je suis éleveur, producteur de lait au col de la Fageole, et président de coop”, aime-t-il rappeler. Et en soulignant que 2012 est déclarée par l’ONU “année internationale des coopératives”, André Janot précise que le Crédit agricole est la deuxième coopérative mondiale et première banque coopérative française. Une autre caractéristique majeure à laquelle tient le groupe, c’est la proximité avec le terrain. Proximité qui va au-delà de la notion de services, puisqu’elle concerne aussi l’utilisation des capitaux. “Sur 100 euros investis dans le Cantal, 60 sont prêtés par le Crédit agricole. L’euro collecté ici sert les projets d’ici”, résume Murielle Anweiler, nouvelle directrice commerciale pour le Cantal et la Corrèze.

“Un bateau solide, dans la tempête”

 Pour elle, pas question d’éluder le contexte de turbulence, mais plutôt de rassurer : “Nous sommes un bateau dans la tempête, mais un bateau solide”, image-t-elle, glissant au passage que le groupe dispose d’un matelas de fonds propres important, de l’ordre de 70 milliards d’euros... Soit bien davantage que les 10 % imposés d’ici la fin de l’année et près de l’exigence fixée à l’horizon 2019 du ratio d’au moins 17 % de fonds propres. Néanmoins, Murielle Anweiler indique que le groupe a choisi de se recentrer sur son rôle initial en abandonnant des activités périphériques, allusion à la fermeture de marchés dérivés, comme à Singapour, par exemple. “Cette volonté colle au projet d’entreprise 2012-2015 que s’est fixé le Crédit agricole ”, confirme André Janot en citant la volonté d’être au plus près des acteurs régionaux, la simplicité et la rapidité qui doivent prévaloir dans les relations avec les clients (y compris lors d’une procédure de crédit) et le souci d’être un investisseur local (à ce titre, 80 millions d’euros auront été injectés sur quatre ans pour la rénovation de l’ensemble des agences du territoire Centre France). La caisse régionale compte à ce jour 186 000 sociétaires. Elle en espère 200 000 d’ici la fin de l’année. Autour de 16 000 d’entre eux sont attendus dans les 134 assemblées générales locales, dont 24 sont programmées dans le Cantal. L’occasion de faire entendre une règle de démocratie qui prévaut au Crédit : “Ce n’est pas la finance qui gouverne ; chacun a les mêmes pouvoirs, chez nous un homme égale une voix.”

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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