Fiers comme un coq !

Rédaction Vendée agricole

Piloter une formule 1 des mers, sur le bateau vainqueur du dernier Vendée Globe mais dont le sponsor a changé. Vous avez déjà essayé ? C’est le bonheur vécu par sept aviculteurs de la CIAB mardi dernier dans la baie des Sables-d’Olonne à la barre de Maître Coq.

à bord de maître coq avec Jérémie Beyou

Jérémie Beyou embarquera à peine 100 kilos de nourriture pour 3 mois de mer. Il s’agit de nourriture lyophilisée. A bord, l’eau est « produite » à l’aide de désalinisateur produisant 5 à 6 litres par jour. Objectif numéro 1 : éviter tout poids superflu dans le bateau pour gagner en vitesse

7h45 mardi matin à Port-Olonna sur le parking du Vendée Globe. Cela fait déjà ½ heure que le bateau Maître Coq skippé par Jérèm (Jérémie Beyou) est sorti des Sables-d’Olonne profitant de la marée haute. « Il faut une mer haute pour sortir un bateau avec une quille de 4 tonnes et de plus de 4 mètres » précise Patrick Bouron le président de la CIAB qui accueille un à un les sept aviculteurs tirés au sort lors de la dernière assemblée générale pour participer à une aventure de quelques heures à bord de l’ancien bateau Foncia vainqueur du dernier Vendée Globe. Après le bistro du volailler présent dernièrement dans la ville départ de l’édition 2012, les  partenaires de Maître Coq proposent donc une régate en mer ce mardi. « Nous voulons faire partager notre fierté d’un événement vendéen international et développer la marque Maître Coq » précise encore le président de la CIAB. Un événement fédérateur et médiatique pour l’ensemble des aviculteurs du groupe et des salariés.

Hisser la grande voile sur un mât de 28 mètres

8h30 : après une dizaine de minutes passées dans un zodiac pour rejoindre le bateau stationné devant les Sables-d’Olonne, Jérèm, son capitaine de bord « Franch » et Bruno au mécanique et à l’hydraulique, accueillent le groupe de marins d’eau douce. Objectif ne pas tomber à l’eau et faire attention au matériel et aux 2 kilomètres au moins de cordes. Chacun prend ses marques et écoute le skipper, dernier vainqueur de plusieurs étapes du Figaro et de la transat Jacques Vabre en double, expliquer la vie à bord et le pilotage du bateau. Deux par deux, les aviculteurs hissent la grande voile sur un mât de 28 mètres de long. Jérèm explique alors sa préparation, les caractéristiques de son bateau et la vie à bord pendant 3 mois. « Vous faîtes comment pour dormir ? » « Et bien je ferme les yeux » plaisante celui qui dort surtout le jour par épisode de 15 minutes voire plus quand la mer est calme. Et en plus il faut savoir dormir dans un espace réduit, sur un pouf ! « Mais je sais aussi que la course se gagne en étant à la barre ». Cette barre justement, chaque aviculteur de la CIAB s’est essayé pendant 10 à 15 minutes en pilotant le bateau de 18 mètres, répondant au moindre mouvement de la barre.  Une vraie formule 1 et un vrai plaisir de manier un monocoque !

Fédérer et développer la marque Maître Coq

Après 2h30 de régate devant les Sables-d’Olonne, chacun éleveur est reparti, fier des couleurs du bateau. L’expérience vécue restera unique. « Nous voulons faire partager cette envie de gagner, de fédérer en interne et en externe avec nos partenaires » annonçait Patrick Bouron au départ du Zodiac. Objectif atteint. Chacun regardera la course du Vendée Globe avec une attention toute particulière pour le bateau qui porte désormais les habits de maître coq et une pensée amicale pour un skipper simple et avide de faire partager sa passion.

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