Fin des quotas : la filière doit saisir l’opportunité de l’internationalisation (Agritel)

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Fin des quotas :  la filière doit saisir l’opportunité de l’internationalisation (Agritel)

Le 1er avril 2015 la filière laitière européenne voit son fonctionnement bouleversé : la PAC met fin à 30 ans de quotas. Pour anticiper ce changement, Agritel a réalisé une étude prospective sur les intentions des filières laitières européennes.

La filière laitière européenne est prête à saisir l’opportunité de l’internationalisation. Selon l’étude prospective réalisée par la société Agritel, la production laitière européenne moyenne va augmenter de 8 % d’ici 2020. « Les pays ayant investi ces dernières années dans les filières laitières vont aller plus loin : la production laitière des Pays-Bas devrait augmenter de 16 %, celle de la France de 12 % et celle de l’Allemagne de 20 %  », présente Michel Portier, directeur général d’Agritel. La fin des quotas a donc été anticipée et l’Europe se met en marche pour répondre aux besoins internationaux croissants. Agritel estime l’augmentation d’environ 50 % de la demande chinoise d’ici 2022. 

La levée des quotas doit permettre aux Etats-membres de retrouver leur marge de manœuvre dans la gestion nationale de la filière. La réglementation entraînait des disparités entre les pays, segmentant l’Europe en deux parties. « Résultat : alors que l’Union européenne réalisait 95 % de ses objectifs en termes de quotas laitiers, des pays payaient des pénalités car ils dépassaient allègrement leurs quotas », explique Michel Portier.  

Les marchés à terme s’ouvrent à la filière laitière 

À compter du 1er avril, les marchés à terme s’ouvrent donc à la filière laitière. Pour Michel Portier, « c’est une révolution pour ces filières qui fonctionnent depuis 30 ans sur le schéma des quotas. La question du débouché va devenir centrale dans la gestion des entreprises agricoles et de la 1ère transformation ». Des contrats spécifiques ont été créés sur le beurre, la poudre de lait écrémée et la poudre de lactoserum par Euronext, le marché européen de référence sur les matières premières agricoles. De plus, des outils d’aide à la décision qui ont déjà fait leurs preuves existent et répondront aux craintes affichées de certains opérateurs. En effet sans les quotas, il y aura moins d’amortisseurs sur la volatilité des prix. 

Dans un marché globalisé, l’une des 1ères puissances agricoles internationales ne peut pas refuser la mondialisation. Le marché européen est mature et demain ce sont des pays comme la Chine ou l’Inde qui auront besoin de notre savoir-faire. « Après le lait, c’est le sucre qui sera concerné par la suppression des quotas en 2017. Nous travaillerons donc cette année sur une étude prospective spécifique », annonce Michel Portier. 

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Commentaires 2

merqui

je suis pour la liberalisation des marchés afin que l'on ruine definitivement les paysans , en france on est pris entre l'UE et un syndicat qui veulent nous prostituer au marché libre pour le benefice des industries ou ils siegent , et l'UE et des gouvernements qui font que nous sommes indaptables a quelconque concurrence via la reglementation...
l'objectif est il de n'avoir qu'une restructuration de filiere vers des exploitations industrielles, ou il y aura un gros chefs , un contremaitre fouettant des anciens paysans ruiné, voila c'est l'objectif partout , et ceux qui votzent pour le syndicat en pensant que cette politique fait qu'il ne restera qu'eux qu'ils boufferont leurs voisins est fausse , il ne resetra que les pontes de du syndicat et des banquiers des industriels qui viendront racheter des capitaux que les fils de paysans ne pourront plus assumer a l'installation

memel

Vive la fin des quotas. cela va enfin permettre de restructurer la filière laitière et d'améliorer notre compétitivité pour profiter des opportunité du marché mondiale...il faudrait poser la question aux producteurs laitiers Britaniques qui sont aujourd'hui payé à 200 e/t...et pourtant, eux, ils ont déjà restructuré...

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